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Boucar Diouf
Audio fil du samedi 10 août 2019

L'ours polaire, selon le plongeur et cinéaste sous-marin Mario Cyr

Publié le

Un ours polaire marche dans une rue alors que des automobilistes arrêtés le regardent.
Un ours polaire en pleine rue de Norilsk, en Russie.   Photo : Getty Images / IRINA YARINSKAYA

« C'est mon animal préféré! », déclare d'emblée Mario Cyr au sujet de l'ours polaire, dont la survie est menacée en raison de la fonte de la banquise. L'aventurier des glaces, plongeur et cinéaste sous-marin de renommée internationale a commencé à capter des images vidéo d'ours polaire en Arctique en 2009; il le connaît donc très bien. « La première fois, je n'étais pas gros dans mon habit de plongée!, raconte-t-il. [...] Je pense que la peur est un bien nécessaire, sinon, on prendrait trop de risques. »

Un ours polaire peut nager 10 jours sans arrêt et ainsi parcourir 180 km. C’est vraiment un mammifère marin, mais il ne peut attraper sa nourriture que sur la banquise. Par exemple, lorsqu’il chasse le phoque, l’ours peut attendre sur la banquise pendant 20 ou 30 heures que celui-ci sorte de l’eau. Couché, l’ours entre en état de semi-hibernation et place une de ses pattes sur son museau noir pour mieux se camoufler.

Pour survivre, un ours polaire doit manger de 40 à 50 phoques par année, mais aujourd’hui, il en consomme entre 20 et 40. Puisque les deux tiers de la banquise ont disparu depuis 1993, les ours s’approchent davantage des humains depuis sept ou huit ans, parce qu’ils cherchent à se nourrir. De plus en plus d’ours polaires chétifs plongent dans la mer plus profondément pour s’alimenter et parviennent à supporter le mal d’oreille provoqué par la pression sous-marine. « Le comportement de l’ours a changé complètement. Il a faim! », souligne Mario Cyr.

Un croisement avec le grizzly

Puisque sa survie est menacée, l’ours polaire doit trouver de nouveaux moyens de s’alimenter. Auparavant, il restait bien sagement au nord, et le grizzly restait au sud. Depuis une quinzaine d’années, le grizzly est remonté vers le nord, parce que les baies de genévriers y poussent plus, et l’ours polaire, qui cherche de la nourriture désespérément, est descendu vers le sud. Les deux se sont rencontrés et ont fini par s’accoupler. Une nouvelle espèce hybride est apparue, le pizzly.

Certains scientifiques nous disent que c’est la voie que vont prendre les ours polaires pour survivre, ils vont donc vraiment devenir des pizzlys.

Mario Cyr

Le pizzly garde la partie supérieure blanche de l’ours polaire pour capter la chaleur du soleil, mais il hérite des pattes du grizzly, mieux outillées pour attraper les poissons. Lorsqu’il le faut, la nature et la faune peuvent étonnamment s’adapter à de nouvelles conditions de vie.

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