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Langues officielles :  Shirley MacLean veut « fortifier » la loi

La matinale

Avec Martine Blanchard

En semaine de 6 h à 10 h au N.-B.,
9 h à 10 h en Atlantique (9 h 30 à 10 h 30 à T.-N.-L.)

Langues officielles :  Shirley MacLean veut « fortifier » la loi

Rattrapage du mercredi 13 janvier 2021
La commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick, Shirley MacLean

La commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick, Shirley MacLean

Photo : Radio-Canada

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick a pourvu davantage de postes unilingues anglophones que de postes bilingues l'an dernier.

Pourtant, des voix s'élèvent en faveur d'une réduction des exigences linguistiques dans la fonction publique, alors que doit s'amorcer la révision de la Loi sur les langues officielles.

Le premier ministre Blaine Higgs s'est inquiété récemment des exigences linguistiques qui « forcent les jeunes qui ne parlent pas français à s’expatrier hors de la province pour se trouver un emploi ».

M. Higgs estime qu'il faut trouver un moyen d'accommoder les anglophones qui ne possèdent pas les exigences linguistiques nécessaires afin qu’ils puissent obtenir des postes dans la fonction publique.

Or, selon les chiffres obtenus par Radio-Canada, 51% des postes n'exigent que l'anglais et 44% des postes ont une exigence d'un certain niveau de bilinguisme. Seulement 3% d’entre eux demandent de maîtriser parfaitement le français.

Il faut aussi que je note que le bureau du commissariat a déjà soulevé ces mêmes statistiques afin de répondre au mythe que le bilinguisme empêche des anglophones unilingues d’obtenir des postes au sein du gouvernement, a indiqué la commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick, Shirley MacLean.

En fait, la commissaire affirme avoir reçu qu’un nombre très minime de plaintes concernant des personnes qui n’ont pas été en mesure d’obtenir un poste dans la fonction publique en raison de leurs compétences linguistiques.

Le bureau du commissariat proposera des modifications au cours du processus de révision sur la Loi des langues officielles qui doit se tenir cette année.

Le bureau de Mme MacLean compte recommander que les employés « soient capables de travailler dans la langue de leur choix ».

Alors que certains élus parlent d'assouplir la Loi sur les langues officielles, la commissaire recommande le contraire. Elle propose de lui donner plus de mordant.

Dans notre rapport annuel, on a indiqué d’autres recommandations qu’on va proposer [...] pour dire comment c’est important que la loi soit modifiée afin de fortifier les lois linguistiques, a indiqué Mmc MacLean en entrevue.

Il faut avoir une progression vers l’égalité, a conclu la commissaire.

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