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Des restaurateurs en phase orange ne veulent pas jouer « à la police »

La matinale

Avec Martine Blanchard

En semaine de 6 h à 10 h au N.-B.,
9 h à 10 h en Atlantique (9 h 30 à 10 h 30 à T.-N.-L.)

Des restaurateurs en phase orange ne veulent pas jouer « à la police »

Rattrapage du mercredi 25 novembre 2020
Plusieurs restaurants dans un centre commercial.

Les restaurateurs vivent dans l'incertitude et doivent s'adapter pour survivre.

Photo : Radio-Canada / Patrick Lacelle

Les restaurateurs dans les régions en phase orange au Nouveau-Brunswick sont plongés dans l'incertitude. Entre jouer à la police et adapter leur plan d'affaires à la pandémie, ces entrepreneurs utilisent les technologies du web comme une « bouée de sauvetage ».

Le Grand Moncton - la zone 1 - a été rétrogradé en phase orange par la Santé publique du Nouveau-Brunswick le 20 novembre.

Si les restaurants peuvent rester ouverts, ils doivent respecter de nouvelles directives. Ils doivent entre autres vérifier l’adresse des clients assis à une même table pour s’assurer qu’ils sont du même ménage et qu’ils résident à la même adresse.

Il revient donc aux employés de vérifier que leurs groupes de clients appartiennent à la même bulle.

Ça ajoute certainement un stress, surtout avec la nouvelle réglementation d’une bulle. Il faut demander à nos clients une pièce d’identité pour confirmer les adresses et tout ça. Il faut jouer à la police dans les restaurants. Avec le masque on avait déjà un peu de résistance de certains clients. Et là, ça ajoute, a expliqué Dominique Ratté, propriétaire des restaurants Guacamole et Café Archibalde.

Une jeune femme souriante

Dominique Ratté, copropriétaire des restaurants Guacamole à Moncton

Photo : Radio-Canada / Patrick Lacelle

Même son de cloche chez Johannie Doiron Robichaud, propriétaire de la franchise Cora de Dieppe. Elle se dit préoccupée par la charge de travail que cela ajoute à ses employés.

Ça nous rend inconfortables de demander des pièces d’identité. Ça fait juste deux jours qu’on doit les demander et les employés sont très inconfortables avec ça, a expliqué Mme Robichaud.

Des salles à manger vides

En phase orange, les clients sont moins friands des salles à manger, la livraison et les prêts à emporter ont la cote, mais pour certains employés, ça veut dire moins d’heures.

Les employés se demandent s’ils vont avoir des heures. Tout le monde a des comptes à payer, précise Mme Ratté.

Cette fois-ci avec tous les nouveaux règlements, je dirais que la salle à manger est pratiquement vide depuis dimanche.

Johannie Doiron Robichaud, Cora Dieppe

Les entrepreneures comme Dominique Ratté et Johannie Doiron Robichaud se tournent ainsi vers des services de livraison comme Skip The Dishes et Door Dash.

Avec le take-out on survit comme ça, mais les salles à manger, si ça continue comme ça, on ouvre à perte. Il faut penser aux employés aussi juste avant Noël. J’essaie de donner le plus d’heures que je peux à mes employés, a avoué Mme Robichaud.

Ces applications qui permettent de commander en ligne et de recevoir un repas rapidement à la maison ont été une bouée de sauvetage. Cette bouée a cependant un prix.

Ils nous prennent un gros morceau de tarte, se demande Mme Ratté. À la fin de la journée, c’est difficile d’évaluer si ça vaut la peine.

Ces services de livraison peuvent demander une commission qui peut atteindre 30 % de la facture du client.

Néanmoins, ça va rester et plusieurs restaurants sont maintenant à développer leur propre application.

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