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La frustration augmente pour les producteurs d'alcool artisanal

La matinale

Avec Martine Blanchard

En semaine de 6 h à 10 h au N.-B.,
9 h à 10 h en Atlantique (9 h 30 à 10 h 30 à T.-N.-L.)

La frustration augmente pour les producteurs d'alcool artisanal

Rattrapage du jeudi 29 octobre 2020
Quatre verres de bière en palette de dégustation sur fond de coucher de soleil.

Les producteurs d'alcool artisanal au Nouveau-Brunswick acceptent mal les changements chez Alcool NB.

Photo : iStock / BristolDen

Le président de l'Association des producteurs d'alcool artisanal du Nouveau-Brunswick, Sébastien Roy, ne veut pas devoir aller au front pour défendre ses membres auprès d'Alcool NB. Il dit cependant ne pas avoir le choix.

« Moi, je ne veux pas me battre, mais je ne peux pas laisser ça faire. Ce sont trop de gros changements. Ça va faire fermer nos petites entreprises d’une industrie en croissance depuis plusieurs années », a confié M. Roy en entrevue à La matinale.

Ces changements dont parle le copropriétaire de la Distillerie Fils du Roy ont été communiqués aux microbrasseries et producteur d’alcool artisanal plus tôt cette année.

Sébastien Roy au milieu de champ agricole.

Le président de l'Association des producteurs d'alcool artisanal du Nouveau-Brunswick, Sébastien Roy.

Photo : Gracieuseté/Fils du Roy

Alcool NB compte centraliser son système de distribution et introduire des paliers de rentabilité pour les produits. En d’autres mots, si un produit ne se vend pas assez, même s’il est local, il sera retiré des tablettes selon l’association. De plus, le processus pour enregistrer un nouveau produit passerait de 30 jours à plus de 270 jours.

C’est de l’anti-local ce qui est en train de se faire, a décrié M. Roy.

Plus tôt cette semaine, Sébastien Roy a rencontré le ministre des Finances, Ernie Steeves, et le président-directeur général d’Alcool NB, Patrick Parent. Quoique cette rencontre a été cordiale, M. Roy en est sorti déçu.

Lorsqu’on a parlé au ministre, il nous a expliqué qu’Alcool NB ne devrait pas avoir un mandat de développement économique. Le mandat d’Alcool Nouveau-Brunswick, c’est de maximiser les revenus de la province, a-t-il précisé.

Maintenant, l’association demande à rencontrer le premier ministre Blaine Higgs afin de réclamer que les changements amorcés par Alcool NB soient renversés.

Là, on sait quoi faire. On veut rencontrer le premier ministre et le convaincre de l’impact économique global de notre industrie. Ils vont sauver quoi en jetant les entreprises locales à l’extérieur de leurs magasins? Cinq millions? Juste en salaire, notre industrie donne à des Néo-Brunswickois 15 millions. Ça n’a pas d’allure!

Sébastien Roy, Association des producteurs d'alcool artisanal

En juillet 2021, 85 % des produits locaux, faits ici, vont sortir des magasins d’Alcool NB. Ça, ce sont des pommes qu’on a cultivées ici, des raisins qu’on a cultivés ici, du miel d’ici, des céréales et du houblon cultivés par des fermiers d’ici, a ajouté M. Roy.

L’opposition libérale à Fredericton critique aussi le choix de la société d’État en affirmant qu’elle devrait en faire davantage pour appuyer les entreprises d’ici.

L'industrie critique à juste titre la société de la Couronne pour ses politiques qui ajoutent des coûts importants à ces entreprises, rendant plus difficiles la réalisation de profits et la croissance de leurs activités, a indiqué par communiqué le député Rob McKee.

Alcool NB a refusé nos demandes d’entrevue à ce sujet et a fait parvenir une déclaration écrite à Radio-Canada.

Alcool NB Liquor (ANBL) reconnaît la croissance de l'industrie artisanale du Nouveau-Brunswick et le rôle qu'elle joue dans notre province. Contrairement aux déclarations récentes, nous avons travaillé avec eux tout au long de cette croissance pour trouver des moyens de les soutenir et d’adapter notre entreprise à leurs besoins uniques, et nous avons hâte de continuer à travailler avec les artisans du Nouveau-Brunswick, peut-on lire dans le courriel.

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