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La matinale

Avec Martine Blanchard

En semaine de 6 h à 10 h au N.-B.,
9 h à 10 h en Atlantique (9 h 30 à 10 h 30 à T.-N.-L.)

Changements à Alcool NB : « Ça commence à nous faire mal »

Rattrapage du jeudi 22 octobre 2020
Sébastien Roy au milieu de champ agricole.

Le président de l'Association des producteurs d'alcool artisanal du Nouveau-Brunswick, Sébastien Roy.

Photo : Gracieuseté/Fils du Roy

Le président de l'Association des producteurs d'alcool artisanal du Nouveau-Brunswick et copropriétaire de la Distillerie Fils du Roy, Sébastien Roy, doit rencontrer le ministre des Finances et responsable de la société Alcool NB, Ernie Steeves, la semaine prochaine.

Les changements opérationnels chez Alcool NB ont été présentés aux producteurs locaux plus tôt cette année, mais les artisans mesurent maintenant l’impact de ces changements sur leur industrie.

Le plus gros, c’est le manque de consultation. On nous impose des changements sans avis raisonnable et certains de ces changements affectent le cycle de vie d’un produit. Si un produit local ne vend pas à un certain niveau, par exemple la bière, je pense que c’est 50 000 $ par produit, il est retiré de la corporation publique Alcool Nouveau-Brunswick, a précisé le président de l'association.

Cette décision fera très mal aux petits producteurs, d’après M. Roy, qui avance que la direction d’Alcool NB a décidé de centraliser son entrepôt. Le prix à la caisse pour utiliser cet entrepôt serait environ le double de ce qui serait imposé en Ontario, par exemple.

De plus, le processus d'approbation d’un nouveau produit a aussi été considérablement allongé. Il est passé de 30 à 270 jours selon l’association.

Ils sont aussi en train de tuer notre capacité d’innover.

Sébastien Roy, Association des producteurs d'alcool artisanal du N.-B.

Pour un producteur de vin, il doit appliquer, s’il veut avoir un vin du Nouveau-Brunswick dans les sociétés d’alcool pour cet été, la semaine prochaine. Ils sont encore en train de récolter les vignes. Ils ne savent même pas encore combien de vin ils auront pour l’été prochain, a-t-il ajouté en entrevue à La matinale.

Sébastien Roy s’est aussi tourné vers les médias sociaux pour parler de cette situation qui a un impact économique important sur plusieurs producteurs.

J’aimerais avoir la chance de dire à notre ministre des Finances qu’il faut que la province décide entre avoir une centaine de producteurs locaux dans 48 communautés de notre province qui créent plus de 500 emplois ou s’il veut plus de revenus des importations plus profitables à court terme, a écrit celui qui produit entre autres du gin.

L’association avance qu’il y a 18 000 bouteilles de vin de la Nouvelle-Écosse sur les étalages d’Alcool NB alors que les produits du Nouveau-Brunswick disparaissent. Sur 400 produits locaux, il n'en resterait qu'une centaine.

J’ai vu des hommes d’affaires qui pleuraient, affirme M. Roy.

Alcool NB dit avoir consulté les producteurs locaux

Le directeur général d'Alcool NB, Patrick Parent, n'était pas disponible pour une entrevue, mais la directrice des communications de la société,Sarah Bustard, a fait parvenir la déclaration suivante par courriel.

Alcool NB Liquor (ANBL) reconnaît la croissance de l'industrie artisanale du Nouveau-Brunswick et le rôle qu'elle joue dans notre province. Contrairement aux déclarations récentes, nous avons travaillé avec eux tout au long de cette croissance pour trouver des moyens de les soutenir et d’adapter notre entreprise à leurs besoins uniques, et nous avons hâte de continuer à travailler avec les artisans du Nouveau-Brunswick, affirme MmeBustard.

Je signale que M. Parent a rencontré des membres de l'Association des producteurs d'alcool artisanal du Nouveau-Brunswick (APAANB) et des producteurs artisanaux individuels à plusieurs reprises depuis qu'il s'est joint à ANBL. De plus, nous avons lancé plusieurs initiatives pour soutenir l'industrie cette année, y compris un programme pilote de vente croisée, des promotions dirigées vers les producteurs locaux et l'ajout d'un membre de l'équipe d'ANBL dont le rôle est de soutenir l'industrie locale, ajoute Mme Bustard.

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