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La matinale

Avec Martine Blanchard

En semaine de 6 h à 10 h au N.-B.,
9 h à 10 h en Atlantique (9 h 30 à 10 h 30 à T.-N.-L.)

L'équilibre délicat entre le droit de savoir et la vie privée

Rattrapage du lundi 19 octobre 2020
Charles Murray, ombudsman du Nouveau-Brunswick.

Charles Murray, ombudsman du Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

« Elle est sur la bonne voie », dit l'ombudsman du Nouveau-Brunswick, Charles Murray, à propos de la médecin hygiéniste en chef de la province, la Dre Jennifer Russell.

Dans une lettre d’opinion publiée lundi matin, la Dre Russell affirme avoir l’obligation de faire tout son « possible pour protéger la santé publique ». Elle précise cependant avoir aussi « le devoir de veiller au respect de la vie privée des personnes ». Son rôle est de trouver un juste équilibre entre ces deux notions.

On cherche toujours un équilibre entre le bon sens et les meilleures pratiques. On a une loi qui demande à notre gouvernement une transparence maximale, mais on comprend aussi qu’il faut protéger nos détails personnels, a précisé M. Murray en entrevue à La matinale.

Notre dossier : La COVID-19 en Atlantique

Dans le contexte de la pandémie, nous sommes vraiment à la « frontière » de ce qu’on peut dire et ne pas dire, selon l'ombudsman du Nouveau-Brunswick. Il faut partager l’information nécessaire pour que les gens soient en sécurité, mais il faut également protéger la vie privée des personnes qui contractent la maladie, afin qu’une situation comme celle du Dr Jean-Robert Ngola dans le Restigouche ne se répète pas.

On va partager les détails nécessaires pour protéger la santé publique. Après ça, il faut limiter la divulgation de ces informations afin de protéger les données personnelles des individus. C’est ça la balance. C’est aux avocats, mais aussi un peu aux médecins à déterminer, a expliqué M. Murray.

Puisque le nombre de cas est si peu nombreux au Nouveau-Brunswick et que la province n’a pas une aussi grande population que l’Ontario ou le Québec, il est plus facile d’identifier une personne, et ce, même si on ne mentionne pas son nom ou son âge.

Franchement, les gens comprennent mal comment c’est facile d'identifier quelqu’un avec peu de détails, a avancé le défenseur du citoyen au Nouveau-Brunswick.

On a appris des choses tristes dans les réactions contre le Dr Ngola et peut-être que ça nous gère un peu aujourd’hui, a-t-il ajouté.

La COVID-19 a fait une troisième victime cette fin de semaine au Nouveau-Brunswick, le troisième décès depuis le début de la pandémie dans la province.

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