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La matinale

Avec Martine Blanchard

En semaine de 6 h à 10 h au N.-B.,
9 h à 10 h en Atlantique (9 h 30 à 10 h 30 à T.-N.-L.)

COVID-19 : quand les symptômes persistent

Rattrapage du vendredi 16 octobre 2020
Une femme sourit à la caméra et pose avec son chien.

L’Acadienne Blondine Arseneau et son chien d’assistance Mia profitent d’une journée ensoleillée à Moncton pour prendre un peu d’air frais dans la cour. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Pierre Richard

Blondine Arseneau a survécu à la COVID-19. Aujourd'hui, elle veut encourager les gens à porter le masque et à suivre les directives de la Santé publique parce que, selon elle, ce n'est pas une maladie à prendre à la légère.

Son diagnostic, elle l’a reçu le 24 mars. Au début elle n’en faisait pas tout un cas. Un petit mal de gorge, rien de bien grave.

Quand j’ai su que j’avais la COVID, je ne me sentais pas mal, a confié Mme Arseneau.

Ses symptômes se sont cependant aggravés avec le temps.

Plus que ça avançait… Je dirais plus d’une semaine après. Là, c’était l’enfer, a raconté l’Acadienne qui a besoin d’un chien-guide pour se déplacer.

Pour elle, le symptôme le plus grave était une grande fatigue.

Je pouvais dormir 24 heures sur 24. La seule raison qui me tenait réveillée, c’était qu’il fallait que je m’occupe de mon chien-guide. Sans ça, je serais restée au lit toute la journée et toute la nuit. Je n’avais pas d’énergie.

Blondine Arseneau

Après six mois et demi, elle dit encore ressentir des séquelles de cette fatigue extrême.

Chaque jour tu penses que ça va mieux, mais un moment donné, à 16h, tu dis me semble que je ne peux plus là, ajoute-t-elle.

Notre dossier : La COVID-19 en Atlantique

Sur les médias sociaux, une armée d’internautes commente chaque publication concernant le port du masque en dénonçant l’obligation de le porter décrétée par le gouvernement provincial au Nouveau-Brunswick. Ce sont les « anti-masques ». Mme Arseneau affirme ne pas comprendre ce mouvement, et ce, surtout après avoir vécu la maladie.

Je pensais que j’étais une personne forte. Je pensais comme bien du monde que ça ne me toucherait pas, mais malheureusement ça m’a touché. C’est pour ça que j’ai de la misère à comprendre les gens, les anti-masques, dit-elle.

Je ne peux pas comprendre que les gens ont de la difficulté à porter ce petit morceau de matériel pour empêcher le virus [de se propager]. On n’a pas le droit d’ignorer la santé des autres, a martelé l’Acadienne.

Elle lance donc un message de solidarité en demandant aux gens de suivre les consignes de la Santé publique, parce que la COVID-19, ce n’est pas une grippe.

Il faut l’avoir vécu pour vraiment réaliser ce que c’est, a conclu Mme Arseneau.

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