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La matinale

Avec Martine Blanchard

En semaine de 6 h à 10 h au N.-B.,
9 h à 10 h en Atlantique (9 h 30 à 10 h 30 à T.-N.-L.)

Proposition de Higgs : les partis d'opposition se préparent à négocier

Rattrapage du mercredi 12 août 2020
Une enveloppe jaune sur laquelle est écrit : préparez-vous à voter.

Élections Nouveau-Brunswick a envoyé cette enveloppe aux résidents du Nouveau-Brunswick cette semaine.

Photo : Radio-Canada / Patrick Lacelle

Le premier ministre et chef du Parti progressiste-conservateur a invité les partis de l'opposition à Fredericton à une première rencontre mercredi après-midi. Blaine higgs pourra y présenter son plan qui vise à éviter le déclenchement d'élections générales en pleine pandémie.

Le gouvernement de Blaine Higgs est minoritaire avec 20 sièges à l’Assemblée législative, le même nombre que les libéraux de Kevin Vickers. Les verts et l'Alliance des gens du Nouveau-Brunswick en ont chacun trois députés. Robert Gauvin est le seul député indépendant et on compte deux sièges vacants.

Denis Landry en entrevue à l'intérieur d'un immeuble.

Denis Landry, ex-ministre de la Sécurité publique, affirme que le gouvernement essayait d'atteindre un consensus concernant la création d'un SiRT au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Ed Hunter

Le député libéral de Bathurst-Est-Nepisiguit-Saint-Isidore, Denis Landry, ne peut dire si le les troupes de Blaine Higgs essaient de faire porter le fardeau d’élections provinciales en pleine pandémie aux autres formations politiques, mais rappelle que la durée de vie d’un gouvernement minoritaire est normalement très courte.

On est à mi-mandat. Si on regarde dans l’histoire de notre pays ou de notre province, les élections d’un parti minoritaire, c’est dans les temps limites. De 18 à 24 mois, ces dans ces temps-là qu’il y a une élection. Si M. Higgs essaie de s’en sortir en nous faisant porter le fardeau, c’est dur à dire, a expliqué M. Landry en entrevue à La matinale.

La première rencontre est prévue mercredi à 15 h. Les discussions pourraient se poursuivre jeudi et vendredi. Le député se dit curieux de voir ce qui sera sur la table.

Je pense que ça vaut la peine de regarder, dit-il.

Kevin Arseneau, David Coon et Megan Mitton lors d'un point de presse dans l'édifice de l'Assemblée législative

Les trois députés verts, Kevin Arseneau, David Coon et Megan Mitton, se sont abstenus de voter sur le projet de loi pour la vaccination obligatoire des élèves au Nouveau-Brunswick (Archives).

Photo : CBC/Jacques Poitras

Le député vert de Kent-Nord, Kevin Arseneau, reconnaît que la population ne veut pas d’élections en temps de pandémie, mais qu’il ne faut pas non plus « mettre la démocratie sur pause ».

Il y a une façon qu’on peut garder un gouvernement minoritaire vivant, si on laisse nos ego un peu de côté, a affirmé M. Arseneau.

Le député acadien croit qu’il existe d’autres options que les deux présentées par le premier ministre.

De s’entendre sur un programme législatif sur deux ans, ce serait complètement irresponsable et je ne pense pas que ça servirait la population du Nouveau-Brunswick, mais il y aurait lieu de commencer des négociations sur le discours du trône et sur les budgets pour s’assurer que ces deux votes de confiance passent le test et garde le gouvernement en place, a avancé le député vert.

Denis Landry en sera à huitième campagne électorale si des élections sont déclenchées dans les prochains jours ou prochaines semaines. Plusieurs questions restent sans réponse.

Je serai à ma huitième campagne électorale. Est-ce qu’on va avoir le droit de passer aux maisons et cogner aux portes? Est-ce que les gens seront réceptif ou ils vont nous craindre? Il y a des millions de questions qu’on se pose à ce moment ici, admet-il.

Tout est possible selon lui lors des négociations prévues, mais chose certaines, les libéraux sont prêt à négocier, mais ils ne sont pas prêts à faire des concessions sur les droits linguistiques.

Nous comme francophones, vous savez, lorsque ça vient aux langues officielles par exemple, ça, il n’y aucunement question qu’une personne de notre caucus va signer une entente qui menace ou qui vise à faire des changements aux langues officielles, a martelé M. Landry.

Même si les verts ont une certaine ouverture d’esprit, il n’en reste pas moins que le député Kevin Arseneau y voit un jeu politique chez les progressistes-conservateurs qu’il qualifie d’habile.

M. Higgs cherche une carte blanche sur deux ans ce qui est vraiment antidémocratique parce que les partis d’opposition finiraient par abdiquer leur rôle de chien de garde et de s’assurer que les décisions sont connues du public et questionnées, a précisé M. Arseneau.

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