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La matinale

Avec Martine Blanchard

En semaine de 6 h à 10 h au N.-B.,
9 h à 10 h en Atlantique (9 h 30 à 10 h 30 à T.-N.-L.)

Alphabétisation  :  réaliser son rêve en pleine pandémie

Rattrapage du mardi 4 août 2020
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Catherine Roussel de Beresford a obtenu l’équivalent d’un diplôme d’études secondaires le 7 juillet.

Photo : Radio-Canada / Michel Nogue

Une apprenante en alphabétisation vient de réussir ce qui semblait impossible il y a à peine quelques mois, et ce, en dépit de la pandémie. Il aura fallu à Catherine Roussel une bonne dose de persévérance pour terminer ses études à distance.

Quand elle s'est inscrite à une classe d'alphabétisation en septembre, l’Acadienne de Beresford était loin de se douter qu'une pandémie allait frapper.

Alors enceinte, Mme Roussel a abandonné la polyvalente en 2009 quand elle était en neuvième année. Au fil des années, elle a eu des emplois dans l'industrie de services, dans des hôtels et des restaurants de la région Chaleur, mais elle rêvait toujours d’ouvrir son salon d'esthéticienne.

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Catherine Roussel de Beresford a obtenu l’équivalent d’un diplôme d’études secondaires le 7 juillet.

Photo : Radio-Canada / Michel Nogue

Elle décide de prendre son avenir en main et d'obtenir l'équivalent d'un diplôme d'études secondaires, le GED. Elle s’y inscrit donc et tout va bien, mais à la mi-mars, les classes d’alphabétisation ferment en raison de la pandémie.

Elle doit étudier à la maison avec cinq enfants âgés de 5 à 13 ans. Elle tient bon et obtient son diplôme le 7 juillet.

C'est ma plus grande fierté. Parce que de toute ma vie, j'ai jamais eu vraiment de diplôme.

Catherine Roussel

C'est comme un gros poids est enlevé de sur mes épaules. C'est comme si je viens juste d'atteindre l'impossible. Il n'y a plus rien d'impossible, a confié Mme Roussel.

Pour y arriver, la mère de famille a dû s’organiser et faire preuve d’imagination, mais la pandémie a en quelque sorte aidé.

On trouve les gardiennes. On trouve les écoles. J'avais mon chum. Ça, ça a aidé beaucoup. Lui, il travaillait de la maison déjà d'avance. C'était comme un plus, a expliqué Mme Roussel.

Plus rien ne peut arrêter l’Acadienne. En septembre, elle commencera une formation d'esthéticienne à Miramichi. Elle devra effectuer un trajet d'une heure, matin et soir. Si tout va bien, en juin 2021, elle pourra ouvrir son salon d'esthéticienne à Beresford.

Je n'ai pas encore réalisé mes rêves. Juste le fait de savoir que dans le mois de septembre, j'étais déjà inscrite pour mon collège, ça m'a juste donné un extra boost pour étudier, pour juste continuer d'espérer, a-t-elle souligné.

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