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La matinale

Avec Martine Blanchard

En semaine de 6 h à 10 h au N.-B.,
9 h à 10 h en Atlantique (9 h 30 à 10 h 30 à T.-N.-L.)

Le masque est utile, mais il faut bien l’utiliser, selon un microbiologiste

Rattrapage du mercredi 22 juillet 2020
Un homme dans un studio parle à un micro.

Le Dr Richard Garceau est microbiologiste-infectiologue au CHU Dumont.

Photo : Radio-Canada / Patrick Lacelle

Le masque est utile, mais a ses limites, selon le microbiologiste-infectiologue au Centre hospitalier universitaire Dr-Georges-L.-Dumont, à Moncton, Richard Garceau.

En entrevue à La matinale, le Dr Garceau, dont le laboratoire analyse les tests de dépistage de la COVID-19, soutient que porter le masque est maintenant la norme pour tous les employés des hôpitaux au Nouveau-Brunswick. Est-ce que le port du masque est utile dans ce cas?

Est-ce que ça protège les gens de la COVID? La réponse est : probablement pas. Est-ce que ça empêche la COVID de se transmettre d’une personne qui ne sait pas encore qu’elle l’a vers une autre? La réponse est : possiblement à probablement, a expliqué le microbiologiste-infectiologue.

Est-ce mieux de porter un masque que de ne pas en porter un? La réponse à cette question est « oui », selon le Dr Garceau, mais à condition de ne pas se toucher le visage et de ne pas souvent replacer le masque, parce que la COVID se transmet par les gouttelettes et les sécrétions qu’un humain peut émettre.

Ça se transmet probablement plutôt comme la grippe, donc avec de petites gouttelettes quand on tousse, on parle, on chante ou d’autres activités de ce genre. Pour ça, le masque est efficace. Ça, on le sait parce que c’est ça qu’on utilise pour l’influenza. On sait que le masque est efficace et protège jusqu’à un certain point les gens d’attraper l’influenza à l’hôpital dans des circonstances lorsque nous sommes proches des patients, note le médecin.

Le Dr Garceau affirme maintenant porter le masque en public depuis environ deux semaines. Il dit utiliser des masques en tissus et en papier.

La recherche progresse pour le vaccin

Les chercheurs ont fait de grandes avancées vers un vaccin contre la COVID-19.

On est partis de rien, le 1er janvier, au début de l’éclosion. Il y a eu une publication cette semaine dans le New England Journal of Medecine concernant les résultats des essais d’un vaccin. Un vaccin d’assez haute technologie non infectieux, c’est-à-dire qu’il n’y a rien de vivant, pour protéger de la COVID. De ce que j’ai compris, ça semble donner une certaine protection. Ça, c’est en faisant des tests en laboratoires, a expliqué le Dr Garceau.

Une personne qui a déjà contracté la COVID-19 serait moins à risque d’être infectée à nouveau. Ce vaccin offrirait le même niveau de protection.

Le degré de protection du vaccin est équivalent à ce qu’on aurait eu quand on a eu la COVID. La COVID, une fois qu’on l’a eue, on a une protection qui dure un certain temps, a souligné le médecin.

Au Nouveau-Brunswick, mercredi matin, il y avait cinq cas actifs de la COVID-19.

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