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Économie : des efforts exceptionnels pour une situation exceptionnelle

La matinale

Avec Martine Blanchard

En semaine de 6 h à 10 h au N.-B.,
9 h à 10 h en Atlantique (9 h 30 à 10 h 30 à T.-N.-L.)

Économie : des efforts exceptionnels pour une situation exceptionnelle

Rattrapage du jeudi 9 juillet 2020
Un homme barbu qui parle sérieusement.

Pierre-Marcel Desjardins, économiste

Photo : Radio-Canada / Patrick Lacelle

Ralentissement de l'économie, chute des revenus, milliards en dépenses d'urgence : le gouvernement Trudeau a donné hier - et ce pour la première fois - un aperçu de l'impact de la pandémie sur les finances publiques canadiennes. Et la facture est salée.

Dans son portrait économique, le ministre fédéral des Finances Bill Morneau prévoit un déficit de 343,2 milliards pour l'exercice 2020-2021. C'est du jamais-vu au Canada. Le ministre Morneau compare ce niveau de dépense à ce que le Canada « a vécu durant la Seconde Guerre mondiale ».

L’économiste et directeur de l'École des hautes études publiques de l'Université de Moncton, Pierre-Marcel Desjardins, croit que la comparaison est bonne.

C’est le moment où il faut y aller avec des efforts exceptionnels parce que la situation est exceptionnelle, a souligné M. Desjardins en entrevue à La matinale.

Cette dette qu’accumule le Canada pour sortir de cette crise sans précédent, on la paiera à très long terme selon l’économiste. Il est d’ailleurs presque impossible de prévoir ce que sera la situation économique du pays au cours des prochains mois.

Je n’ai aucune idée à savoir où on en sera au mois de septembre, c’est encore plus difficile savoir où on en sera dans cinq ans.

Pierre-Marcel Desjardins, économiste

Le gouvernement fédéral a bien joué son rôle pour aider la population selon M. Desjardins, mais il soutient aussi que plus doit être fait pour aider les entreprises.

Pour l’instant, je vois très peu de succès à appuyer les entreprises qui avaient ralenti la cadence ou qui avaient fermé leurs portes à redémarrer, a-t-il affirmé.

Vive critique envers le gouvernement provincial

En entrevue jeudi matin, Pierre-Marcel Desjardins n’a pas mâché ses mots en critiquant vertement le gouvernement provincial de Blaine Higgs. L’économiste croit que Fredericton n’a pas fait sa juste part dans la relance économique au pays.

Le gouvernement provincial, qui a le déficit prévu le plus faible par rapport au PIB au pays, c’est le gouvernement du Nouveau-Brunswick. C’est le gouvernement qui contribue, sans aucune exception, le moins à l’effort de reprise au Canada, a déclaré le professeur.

C’est de la foutaise de dire qu’il n’a pas les moyens de le faire. Il n’a pas la volonté et ça, c’est très différent, a renchéri M. Desjardins.

Les prévisions économiques du gouvernement provincial au Nouveau-Brunswick faisaient état d’un surplus prévu de plus de 92 millions de dollars en mars. Dans sa mise à jour économique du 21 mai, le ministre des Finances, Ernie Steeves, prévoyait maintenant un déficit frôlant les 300 millions de dollars en raison de la COVID-19..

Au pays, la baisse du PIB a été la plus prononcée depuis le premier trimestre de 2009. Au premier trimestre de cette année, il a chuté de 2,1 %.

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