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La matinale

Avec Martine Blanchard

En semaine de 6 h à 10 h au N.-B.,
9 h à 10 h en Atlantique (9 h 30 à 10 h 30 à T.-N.-L.)

« Je ne dis pas qu'il n'y a pas de racisme », admet un policier retraité

Rattrapage du mardi 16 juin 2020
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Voiture GRC

Photo : Radio-Canada / Guy Leblanc

Gérard Belliveau a fait une longue carrière comme policier dans la Gendarmerie royale du Canada (GRC). Le gendarme à la retraite reconnaît qu'il y a du racisme systémique au sein du corps policier, tout comme la commissaire de la GRC, Brenda Lucki.

L’Acadien compte plus de 36 ans d’expérience et il vient d’une famille de policiers. Son frère est d’ailleurs toujours policier à Kennebecasis dans la région de Saint-Jean au Nouveau-Brunswick.

Il défend aujourd’hui la force policière en rappelant que ce ne sont pas tous les policiers qui agissent de la sorte.

Je ne dis pas qu'il n'y a pas de racisme. Il y a sûrement du racisme. En tant que système. En tant qu'individu, oui ça existe. Est-ce que ça existe parmi tous les individus? Absolument pas! On a un certain pourcentage, comme ailleurs. Puis j'en ai déjà mis en prison. J'ai déjà accusé des policiers et des policières pour des actions criminelles. Si quelqu'un doit savoir mieux, c'est bien un policier. Mais oui on a des méchantes pommes des fois. Mais comme organisation, oui, il y a de l'ouvrage à faire, a confié l’ancien policier.

La commissaire Lucki a d’abord hésité à reconnaître qu’il existe bien du racisme systémique dans ses rangs avant de changer son fusil d’épaule, un changement de position que n’a pas apprécié M. Belliveau.

Lorsque les membres entendent leur leader qui dit une chose puis le lendemain ou deux jours plus tard, il dit une autre chose, là on se demande : ''OK, on fait quoi là?'' Nous autres, on est sur la même équipe de hockey puis le coach nous dit certaines choses, a expliqué l’ancien enquêteur.

Il va sans dire que les événements des dernières semaines – que ce soit au Nouveau-Brunswick ou aux États-Unis – provoquent des discussions animées dans la famille de M. Belliveau. Il croit tout de même qu’il vaut mieux valoriser le métier de policier et ne pas associer ce qui se passe aux États-Unis avec ce qui se produit au Canada.

J'espère que chaque individu dans la GRC prend un pas en arrière pour réaliser pour quelle raison qu’ils sont policiers aujourd'hui et pour quelle raison ils font leur travail, a indiqué M. Belliveau.

En plus de son frère, son père, deux fils et deux neveux sont soit encore policiers ou retraités de la GRC.

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