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Les banques alimentaires déjà plus achalandées

La matinale

Avec Martine Blanchard

En semaine de 6 h à 10 h au N.-B.,
9 h à 10 h en Atlantique (9 h 30 à 10 h 30 à T.-N.-L.)

Les banques alimentaires déjà plus achalandées

Rattrapage du mardi 24 mars 2020
Yves Sévigny devant les étalages de la banque alimentaire.

Yves Sévigny, directeur de l’Atelier R. A. D. O., à Edmundston.

Photo : Radio-Canada

Près de 930 000 Canadiens ont fait une demande d'assurance-emploi la semaine dernière. La pandémie de la COVID-19 pousse des milliers de travailleurs au chômage. Au Nouveau-Brunswick, les banques alimentaires observent déjà une forte augmentation de leur clientèle.

L'achalandage des banques alimentaires au Nouveau-Brunswick a déjà bondi de 10 % à 50 % selon le président de l'association qui les représente, Yves Sévigny, aussi directeur général de l’Atelier R.A.D.O., une banque alimentaire de la région d’Edmundston.

Notre dossier : La COVID-19 en Atlantique

En raison de la fermeture des restaurants et des cafétérias des écoles, certaines banques alimentaires reçoivent plus de dons de nourriture périssable. C’est le cas pour l’Atelier R.A.D.O.. Cependant, M. Sévigny entrevoit déjà une baisse au cours des prochaines semaines puisque plusieurs petites et moyennes entreprises ainsi que les restaurateurs cessent leurs activités pour une période indéterminée.

Donc c’est sûr que leur capacité à faire des dons pour un organisme comme une banque alimentaire va diminuer par la suite, a expliqué M. Sévigny en entrevue à La matinale.

Le gouvernement provincial a décrété l’état d’urgence sanitaire le 19 mars au Nouveau-Brunswick. Parmi les mesures qui en découlent, toutes les entreprises du secteur de la vente au détail doivent cesser leurs activités, à l’exception des épiceries et des pharmacies entre autres.

Ce sont les commerces de détail qui ferment et les gens qui travaillent dans le commerce de détail, ce sont eux qui font les plus petits salaires. Ce sont déjà ceux qui vivent à la semaine, a noté le président de l’Association des banques alimentaires du Nouveau-Brunswick.

Yves Sévigny s’attend donc à voir de plus en plus de gens franchir les portes des banques alimentaires au Nouveau-Brunswick alors qu’ils attendent leur premier chèque d’assurance-emploi.

La vague va venir un peu plus tard lorsque l’ensemble de ces gens-là vont avoir fait une application pour l’assurance-emploi et qu’ils vont s'apercevoir que la période d’attente pour le chômage est de 28 à 40 jours. Le constat sera fait que leur dernière paye est disparue et qu’ils ont des enfants à nourrir, a-t-il indiqué.

Il faut souligner que le gouvernement fédéral a annoncé plusieurs mesures pour que les travailleurs puissent recevoir plus rapidement leur première prestation d’assurance-emploi. Ottawa a annoncé le 18 mars qu’il supprimait le délai de carence d’une semaine pour les nouveaux prestataires qui sont placés en quarantaine afin que cette première semaine leur soit payée. Une Allocation de soutien d’urgence a également été annoncée.

Les banques alimentaires dépendent aussi de bénévoles pour leurs opérations. Ce sont souvent des personnes considérées à risque dans cette pandémie. Les dons se feront donc de plus en plus rares et la main-d’oeuvre aussi. Une aide gouvernementale est réclamée.

Il y a des banques alimentaires qui prévoient arriver à la fin avril et de devoir fermer faute de capacité financière. Il y a une banque alimentaire dans la région de Tracadie qui ne fonctionne qu'une semaine sur deux ne pouvant avoir une plus [grande] capacité. C’est rendu qu’une seule personne fait le travail, tous les autres ont été mis à pied, a conclu M. Sévigny.

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