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Quand on est le premier de sa famille à choisir d'aller à l'université

La matinale

Avec Martine Blanchard

En semaine de 6 h à 10 h au N.-B.,
9 h à 10 h en Atlantique (9 h 30 à 10 h 30 à T.-N.-L.)

Quand on est le premier de sa famille à choisir d'aller à l'université

Rattrapage du mardi 10 décembre 2019
Deux étudiantes assises autour d'une table avec leurs ordinateurs.

Les étudiantes de l'Université de Moncton Dani Cormier et Vanessa Richard

Photo : Radio-Canada / Michel Nogue

L'adaptation à la vie universitaire est souvent difficile pour les étudiants dont les parents n'ont pas fait d'études postsecondaires.

Pour rendre la transition un peu plus facile, l'Université Mount Allison de Sackville met sur pied un programme de mentorat pour la première génération d'étudiants. Le journaliste Michel Nogue a voulu voir ce qui en est à l'Université de Moncton.

Mia St-Pierre en est à sa troisième année à l'Université de Moncton. Elle termine un premier semestre en éducation après deux ans en sciences. Dans sa famille, elle est la première à faire des études universitaires.

Je ne sais pas vraiment ce qui se passait à l’université. J’étais un peu stressée là-dessus. Je sens qu’on n’était pas assez préparé pour ça. Je connais aussi beaucoup de mes amis qui ont été à l’université, mais que leurs parents n’ont pas été à l’université et puis ils sont autant mêlés que moi. C’est sûr qu’après trois ans, je suis habituée, je sais quoi faire, confie Mia St-Pierre qui trouvait difficile gérer son temps.

Vanessa Richard est en deuxième année à la faculté d’éducation de l’Université de Moncton. Pour elle, l'adaptation se passe bien, et ce, même si financièrement elle doit mettre les bouchées doubles. En plus de ses études, elle occupe trois emplois pendant l'année universitaire.

Pour garder le moral, elle dit qu’il est important de participer à des activités à l’extérieur de la salle de classe, comme un sport ou autre. Son message : il ne faut pas que se concentrer sur les études.

À la fin tu deviens épuisée. Tu n’es plus capable. À la fin de la session, tes examens vont moins bien aller puisque tu n’as pas pris de temps pour toi-même, souligne-t-elle.

Être la première à entamer des études universitaires, c’est aussi motivant.

Tu fais le chemin pour tout le monde, s'exclame l’étudiante.

Alain Lavoie est vice-président de l'Association des étudiants et étudiantes de la Faculté des sciences de l'éducation. Il rappelle aux étudiantes et aux étudiants qu’il existe des programmes pour les aider.

Beaucoup de ces étudiants arrivent à l’université et ne savent pas qu’il y tellement de services gratuits qu’ils peuvent utiliser pour s’adapter à la vie universitaire, explique l’étudiant.

Il reconnaît par contre qu'il faut en faire plus pour que cet appui soit mieux connu des étudiants.

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