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L'Acadie a bien retenu les leçons de la grippe espagnole de 1918

La matinale

Avec Martine Blanchard

En semaine de 6 h à 10 h au N.-B.,
9 h à 10 h en Atlantique (9 h 30 à 10 h 30 à T.-N.-L.)

L'Acadie a bien retenu les leçons de la grippe espagnole de 1918

Rattrapage du mercredi 4 novembre 2020
Trois hommes se tiennent debout dans un champ.

Des hommes portent des masques durant l'épidémie de grippe espagnole, en 1918.

Photo : Bibliothèque et Archives Canada / PA-025025

Un historien croit que l'Acadie a bien retenu les leçons de la grippe espagnole de 1918. Philippe Basque s'intéresse à cette pandémie d'il y a 102 ans.

Les estimations ne sont pas précises, mais on croit que la pandémie de 1918 et 1919 aurait fait 50 millions de morts, la moitié ayant entre 20 et 40 ans, dont 55 000 au Canada.

Un graphique montrant les trois vagues de la pandémie de 1918-1919.

La deuxième vague de la grippe espagnole a été particulièrement meurtrière à l'automne 1918.

Photo : Domaine public

Les mesures pour combattre cette grippe étaient semblables à celles qui sont en place aujourd’hui pour surmonter la pandémie du nouveau coronavirus. Les gens à l’époque devaient aussi porter un masque et pratiquer la distanciation physique.

Lorsque je lisais les 11 recommandations qui étaient publiées dans L’Évangéline au mois d’octobre 1918, la seule qui n’était pas là et qui est présente aujourd’hui, c’est se laver les mains. Le reste était quand même présent. C’était formulé dans une autre sorte de français, a expliqué M. Basque.

En 1918, ils avaient aussi fermé les églises et les écoles.

La grippe espagnole a nettement été plus mortelle au Nouveau-Brunswick que la COVID-19, emportant environ 1400 personnes. Six personnes sont mortes du nouveau coronavirus dans la province jusqu’à maintenant.

Je pense qu’on a écouté les recommandations plus rapidement qu’en 1918. Avec Internet - même le téléphone n’existait pas à l’époque ou très peu - ç’a fait en sorte que le message a passé très rapidement et les gens ont quand même écouté, a souligné l’historien du Village historique acadien.

Deux masques en tissu.

Des masques en tissu portés par les hospitalières lors de la pandémie de grippe espagnole de 1918.

Photo : Radio-Canada / René Saint-Louis

Qu'est-ce que les historiens du futur retiendront de la pandémie de 2020? Difficile de le dire avec précision, mais ils auront l'immense tâche de faire le tri dans une montagne d’information générée par les médias traditionnels, mais aussi par les réseaux sociaux.

M. Basque croit que les historiens vont conclure que l'Acadie s'en est tirée pas trop mal en 2020.

J'ai l'impression que les historiens du futur ne seront pas si sévères que ça lorsqu'ils vont regarder les différentes recommandations qu'on prenait. Parce que fallait gérer avec le quotidien. Puis ce n'est pas tout le monde non plus qui comprend tout ça. Même moi des fois je suis mêlé là, a-t-il confié.

Il ne reste pratiquement aucun artéfact de la pandémie de la grippe espagnole en Acadie, ce qui a rendu le travail des historiens plus difficile. Les archivistes voudront garder des journaux intimes, des lettres si des gens en écrivent encore, des masques et des bouteilles de désinfectant.

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