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La matinale

Avec Martine Blanchard

En semaine de 6 h à 10 h au N.-B.,
9 h à 10 h en Atlantique (9 h 30 à 10 h 30 à T.-N.-L.)

La Ville de Moncton tente de mieux encadrer le problème des sans-abris

Rattrapage du jeudi 1 octobre 2020
Un homme étendu sur un banc avec des couvertures.

Un itinérant dort sur un banc au parc Victoria, à Moncton.

Photo : Radio-Canada / Guy R. LeBlanc

La Ville de Moncton essaie de diminuer les tensions entre les sans-abris et les gens qui fréquentent le centre-ville. La municipalité vient de lancer ce qui est en quelque sorte un code de vie pour mieux encadrer le phénomène des sans-abris.

Les itinérants semblent plus nombreux au centre-ville de la municipalité. Leur comportement dérange parfois certains résidents du secteur.

Pour mettre un peu d'ordre dans tout ça, la Ville a établi des règles à savoir ce qui est permis et ce qui ne l’est pas.Des affiches avec des pictogrammes seront placées un peu partout pour que ce soit clair pour tout le monde. Il y aura aussi des patrouilles plus régulières des endroits plus chauds de la municipalité où des gens s'installent ou campent.

C'est peut-être sensibiliser la population aux droits de tout le monde. On a tous des droits. Pour le moment ce sont des étapes à court terme afin de donner un sens de sécurité à tout le monde, incluant les itinérants. Parce que souvent les gens vont peut-être les viser. Ils se font viser pour des raisons qui ne sont pas valables, a expliqué Charles Léger, conseiller à la Ville de Moncton.

Une affiche qui indique ce qui est permis et ce qui n'est pas permis de faire dans les lieux publics comme les parcs. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des affiches comme celle-ci sont placées dans des endroits clés au centre-ville de Moncton.

Photo : Gracieuseté/Moncton

M. Léger espère que cette initiative mènera à des discussions à se poser des questions sur le logement abordable afin de trouver des mesures à plus long terme.

Au moment que nous on se parle on dépense beaucoup d'argent dans ce que vous voyez en termes de mesures à court terme. Et puis j'espère qu'avec ces discussions comme ceci on peut arriver à des solutions permanentes.

Charles Léger, conseiller

Le directeur général de la Maison Nazareth, un refuge pour sans-abri nouvellement rénové au centre-ville de Moncton, affirme appuyer toute initiative qui pourrait faire en sorte que tous les résidents de ce secteur de la municipalité puissent vivre en harmonie.

Cependant, selon, la situation proposée n’est pas la bonne. Il faudrait d’après lui améliorer les services en santé mentale et en toxicomanie d’abord. Si on ajoute du personnel afin de patrouiller dans les rues du centre-ville, par exemple, il faut s’assurer que ces personnes soient adéquatement formées pour bien reconnaître les problèmes de santé que peuvent vivre les itinérants.

Quelque part, il faut s'assurer que les gens qui patrouillent et qui font la vérification soient conscients des problématiques de santé mentale puis de toxicomanie. Ce n'est pas comme prendre une personne qui n'a aucun problème qui dépasse la limite de vitesse. Ce n'est pas la même chose. On parle de personnes pour qui, la plupart du temps, ne comprennent pas, a souligné M. Dubé.

La Ville de Moncton a récemment publié un document faisant la liste des mesures adoptées pour répondre aux inquiétudes dans le secteur du centre-ville.

Parmi ces mesures, la Municipalité compte ajouter des patrouilles une fois l’heure dans plusieurs secteurs, dont ceux des rues Robinson et Alma en plus du stationnement à étage non loin du théâtre Capitol.

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