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La matinale

Avec Martine Blanchard

En semaine de 6 h à 10 h au N.-B.,
9 h à 10 h en Atlantique (9 h 30 à 10 h 30 à T.-N.-L.)

Une partie de la formation des agents de conservation n'est pas disponible en français

Rattrapage du vendredi 25 septembre 2020
Un agent de conservation du Nouveau-Brunswick tenant un fusil à pompe. Il s'apprête à tirer sur une feuille à l'orée d'une forêt.

La formation pour le maniement des armes à feu est uniquement offerte en anglais pour les agents de conservation du Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Louis-Philippe LeBlanc

Au Nouveau-Brunswick, les nouveaux agents de conservation de la faune doivent suivre une partie de leur formation en anglais seulement. Ces agents suivent un cours de 16 semaines au Collège Holland à l'Île-du-Prince-Édouard.

Le syndicat qui représente ces agents réclame que cette partie de la formation soit aussi offerte au Nouveau-Brunswick et en français.

Actuellement, les nouveaux agents suivent d'abord une formation de deux ans de technicien forestier au Collège de technologie forestière des Maritimes à Bathurst. Cette formation est offerte en français. Les agents sont maintenant armés. Le cours pour apprendre le maniement des armes à feu est offert en anglais seulement à Summerside, de l’autre côté du pont de la Confédération.

Susie Proulx-Daigle est la présidente du Syndicat du Nouveau-Brunswick. Elle croit que les francophones sont lésés par cette situation alors que la province a les capacités d’offrir toute la formation dans la langue de Molière.

Moi j'aimerais de voir que chacun pourrait aller étudier ou faire le cours de son choix dans la langue de son choix ou être accommodé. Tout de suite, il me semble que les francophones sont désavantagés. Ça fait que j'aimerais voir la province regarder à une option qui pourrait être livrée à l'interne. Je sais que cette option-là est faisable parce qu'on a des gens qualifiés qui peuvent donner le cours qui a déjà été offert à l'interne, a expliqué la syndicaliste.

L'année dernière, le Collège de technologie forestière des Maritimes a remis 12 diplômes à des techniciens forestiers. De cette douzaine, deux seulement ont choisi de poursuivre leur formation en anglais au Collège Holland à l’Île-du-Prince-Édouard.

Pierrette McLaughlin est chef de département au campus francophone à Bathurst du Collège de technologie forestière des Maritimes. Elle avance que plus de la moitié de cette cohorte, donc de six à huit étudiants, aurait suivi le cours s'il était offert en français près de chez eux.

On aurait aimé que la formation s'offre en français pour commencer. Puis si on avait la chance de développer le programme francophone, on aurait peut-être une possibilité d'avoir une chance de l'offrir ici à Bathurst. Conjointement avec notre programme de technicien forestier.

Pierrette McLaughlin

Radio-Canada Acadie a demandé des précisions au ministère de la Sécurité publique, mais une réponse se fait toujours attendre.

Tout débute avec la demande. Donc si on avait une demande assez grande de techniciens forestiers ou de gens francophones qui voudraient prendre la formation en enforcement… Je pense que ça partirait de là, a conclu la chef de département.

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