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La matinale

Avec Martine Blanchard

En semaine de 6 h à 10 h au N.-B.,
9 h à 10 h en Atlantique (9 h 30 à 10 h 30 à T.-N.-L.)

Les feux en Californie pourraient avoir un impact sur la disponibilité des légumes chez nous

Rattrapage du jeudi 17 septembre 2020
Un pompier travaille à l'extinction du feu de Bobcat à Arcadia, en Californie.

Dans la dernière semaine seulement, les incendies ont fait au moins 16 victimes en Californie.

Photo : Reuters / Patrick T. Fallon

La laitue et les légumes à feuilles du Nouveau-Brunswick seront plus en demande cet automne. Les épiceries d'ici sont approvisionnées en très grande partie par des producteurs de la Californie où font rage des feux de forêt.

Plus tôt cette semaine un expert en la matière a prédit que les feux allaient perturber nos habitudes à l'épicerie. Sylvain Charlebois de l’Université Dalhousie explique que les feux de forêt ne touchent pas directement les fermes sur la côte ouest. Cependant, la fumée.et ses effets sur les travailleurs compliquera la récolte.

Le Canada devra donc peut-être se tourner vers d'autres pays pour acheter de la laitue. Il faut dire que le Canada achète pour plus de 3 milliards de dollars en produits agroalimentaires en Californie, surtout à partir d'octobre.

Il ne faut pas que les gens paniquent-là. Peut-être qu’à l’aube d’une possible deuxième vague de la COVID, on ne veut pas vivre ce qu’on a vu en mars et avril. Il ne manquera pas de nourriture. Pour ce qui est des produits maraîchers, il n’en manquera pas. Ce sont les prix qui risquent d’augmenter un petit peu, a souligné M. Charlebois.

Daniel Ratté tient deux têtes de laitue.

Daniel Ratté de la ferme verticale Enogrow de Saint-Léolin.

Photo : Radio-Canada / Michel Nogue

Daniel Ratté et son épouse ont installé une ferme verticale dans l'ancienne école de Saint-Léolin, dans la Péninsule acadienne. L'entreprise Enogrow produit des légumes verts et des micropousses depuis novembre dernier. Ils produisent 5000 têtes de laitue par mois et le potentiel serait de 750 000 par semaine.

Ce qui complique l'installation de cette nouvelle entreprise c'est l'approvisionnement en graines de semence. Et puis c'est compliqué de trouver l'équipement pour produire des légumes en serre. M. Ratté se rend compte que les défis sont grands. Les feux de forêt sur la côte ouest en sont la preuve.

Le climat devient vraiment un challenge pour tous les fermiers. Puis on ne parle pas uniquement au Nouveau-Brunswick. C'est partout à travers le monde. Ça devient vraiment un challenge majeur. Puis je pense que l'accent au niveau gouvernemental devrait être de plus en plus axé sur ça. Parce que ça va être triste tout à l'heure si ça continue de cette façon-là, a souligné M. Ratté.

Local by Atta commence à se tailler une place dans les marchés des fermiers et aussi dans les restaurants du sud-est du Nouveau-Brunswick. Julian Howatt et son frère se sont lancés en affaires il y a six ans et demi.Ils produisent aujourd’hui 500 livres (680 kilogrammes) de laitue et de légumes verts par semaine.

Julian Howatt au centre de sa ferme.

Julian Howatt de la ferme Local By Atta de Moncton.

Photo : Radio-Canada / Michel Nogue

Si les États-Unis n’arrivent plus à répondre à la demande canadienne, est-ce qu’un petit producteur comme cette entreprise peut augmenter sa production?

Peut-être on verra une augmentation de demande ici pour notre laitue. Ça nous indique de nouveau que c'est très important d'avoir la production locale. Parce qu'on ne peut pas toujours être certain de ce qui arrive dans les autres régions en termes de production ou du climat, a souligné M. Howatt.

Malheureusement, les ventes de Local by Atta ont diminué de 25 % depuis le début de la pandémie.

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