•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La matinale

Avec Martine Blanchard

En semaine de 6 h à 10 h au N.-B.,
9 h à 10 h en Atlantique (9 h 30 à 10 h 30 à T.-N.-L.)

Sécheresse et agriculture : « Le mal est fait »

Rattrapage du jeudi 13 août 2020
Un tracteur dans un champ.

Les temps sont difficiles pour plusieurs agriculteurs en raison des temps secs.

Photo : Radio-Canada / Patrick Lacelle

La sécheresse qui s'ajoute à la pandémie cause des maux de tête à de nombreux agriculteurs de la province.

Certains établissements agricoles s’en tirent mieux que d’autres. C’est le cas de la ferme maraîchère Alava de Saint-Maurice, près de Bouctouche, qui profite même de l’engouement pour l’achat local. Cependant, la sécheresse et le temps très chaud des dernières semaines demandent plus de travail.

La sécheresse, c’est sûr que ça affecte les légumes et tout ce qui pousse. On a creusé un puits il y a environ six ans. On est donc capables d'arroser nos légumes. On commence à 9 h 30 et on arrose jusqu’à 14 h 30, a détaillé la fermière, Eva Rehak.

Pour d’autres producteurs, la situation est beaucoup plus grave. Les températures très chaudes et le manque de pluie heurtent la production de Bobby Beaulieu, copropriétaire de la Ferme Beau boeuf à Rivière-Verte, près d’Edmundston.

Pas évident. La production a coupé de 50 % et peut-être même plus sur certains terrains. Ce n’est pas évident, c’est jouer avec la nature, a-t-il expliqué en entrevue à La matinale.

Le problème pour une ferme bovine, c’est la production de foin. La sécheresse fait en sorte que la production est moindre et que les fermiers commencent déjà à épuiser leur réserve hivernale.

C’est envisager l’hiver. Par exemple, si on récoltait 250 acres de foins, là il faut en parcourir le double. Un terrain par exemple sur lequel on sortait 50 rouleaux de foins l’année passée, cette année on en sort 11, 12 ou 15 rouleaux sur le même terrain. Pour passer l’hiver, ça nous prend à peu près de 500 à 550 rouleaux. On a de 250 à 255 rouleaux de fait présentement, a expliqué M. Beaulieu.

Il est déjà trop tard pour rattraper la production.

Le mal est fait. J’ai des terrains pour une deuxième coupe et ce n’est pas même… Non, non! Le tort est fait. Il n’a pas mouillé dans le bon temps. Même s’il y a un déluge tout de suite, c’est zéro.

Bobby Beaulieu, fermier<br>

Non, aucune aide ici au Nouveau-Brunswick. On n’a même pas eu d’aide pour la COVID, donc imagine pour la sécheresse… Nous autres, c’est apporte de la nourriture sur la table, mais débrouille-toi, s'est exclamé le fermier.

Le fermier avance que d’autres producteurs pensent déjà à vendre leur troupeau et à fermer leurs portes dans la région de Rivière-Verte.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Vous aimerez aussi