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La matinale

Avec Martine Blanchard

En semaine de 6 h à 10 h au N.-B.,
9 h à 10 h en Atlantique (9 h 30 à 10 h 30 à T.-N.-L.)

Alphabétisation : les bénévoles sont à bout de souffle

Rattrapage du vendredi 7 août 2020
Un homme fait des exercice de français dans une classe d'alphabétisation pour adultes.

Un homme fait des exercice de français dans une classe d'alphabétisation pour adultes.

Photo : Radio-Canada

Une responsable de l'alphabétisation chez les francophones du Nouveau-Brunswick s'inquiète de l'essoufflement des bénévoles. Ghislaine Foulem, présidente de CODAC-NB, croit que la situation devient intolérable pour des conseils locaux en raison du vieillissement des gens qui s'occupent d'organiser des classes dans les différentes communautés.

Mme Foulem cite en exemple le sud-est du Nouveau-Brunswick où les Acadiens ne gèrent plus l'alphabétisation des adultes depuis plusieurs mois.

En septembre 2016, le groupe Alphabétisation pour adultes Sud-Est est mis en veilleuse. Pendant un an, c'est le comité anglophone qui prend en charge l'enseignement aux Acadiens pour une première fois. En novembre 2017, CODAC-NB prend la relève.

Deux ans plus tard, en novembre, CODAC-NB lance la serviette. La gestion des classes devient tout simplement trop lourde pour l'organisme provincial. Depuis ce temps-là c'est encore une fois le groupe anglophone qui gère les classes d'alphabétisation pour francophones dans le sud-est.

Les problèmes sont plus aigus dans le sud-est de la province, mais ils existent un peu partout au Nouveau-Brunswick. Il n'y a tout simplement pas assez d'argent pour l'alphabétisation des adultes. Il suffit de voir l'état des dictionnaires et le manque d'ordinateurs dans les classes pour le constater.

Cette situation-là pourrait être très inquiétante parce qu'on ne sait pas si les comités anglophones vont continuer d'établir des classes francophones en région ou s'ils vont tout simplement les intégrer dans les classes d'alphabétisation anglophones, donc entre guillemets, bilingues. Ce sera facile pour les francophones de cette région-là finalement de suivre le programme en anglais. Ça, c'est une de nos préoccupations. On surveille la situation, a expliqué Mme Foulem.

Deux adultes francophones sur trois au Nouveau-Brunswick ne réussissent pas à lire un texte moindrement compliqué. Les jeunes sont de plus en plus nombreux à s'inscrire aussi aux classes pour apprenants. Pour financer ces classes, ce sont des comités locaux qui doivent trouver l’argent. Cette responsabilité devrait revenir au ministère de l’Éducation, selon Mme Foulem, et non pas à celui de l'Enseignement supérieur et de la formation.

Il y a un programme qui pourrait être monté avec le ministère de l'Éducation qui pourrait être beaucoup plus, je pense, adapté aux besoins des adultes, a-t-elle souligné.

Entre-temps, les bénévoles qui gèrent et administrent les programmes locaux s’essoufflent.

On a toujours laissé cette responsabilité à un petit groupe de bénévoles. Maintenant on sait que ces gens-là n'ont presque plus la capacité de le faire. Il faut complètement changer la façon de faire et ça il faut la développer en partenariat, a avancé Mme Foulem.

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