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La matinale

Avec Martine Blanchard

En semaine de 6 h à 10 h au N.-B.,
9 h à 10 h en Atlantique (9 h 30 à 10 h 30 à T.-N.-L.)

La vie de Marie-France Robichaud en Italie pendant la pandémie

Rattrapage du mercredi 29 juillet 2020
Marie-France Robichaud pose à côté de son nom écrit sur le mur d'une galerie.

La photographe acadienne, Marie-France Robichaud

Photo : Facebook/Marie-France Robichaud

Marie-France Robichaud est de Shippagan dans la Péninsule acadienne. Étudiante à Florence en Italie, elle est restée coincée dans ce pays pendant la période de confinement liée à la pandémie de la COVID-19.

Elle se rend compte aujourd'hui à quel point cette période était difficile. Quand elle est arrivée dans une des plus belles villes d’Europe à l'automne dernier, elle ne se doutait pas ce qui l'attendait. En mars elle était pratiquement emprisonnée dans un logement de quatre mètres par six mètres.

Pendant deux mois elle pouvait seulement sortir de son logement deux fois par semaine, une fois pour aller à l'épicerie et une autre pour sortir les poubelles.

L’Acadienne fait une maîtrise en photographie. Au cours du confinement, ses professeurs l’appelaient chaque jour pour s’assurer qu’elle allait bien. Avec le déconfinement, la jeune femme a été en mesure de voir du pays. Pour elle, il s’agit d’une bonne décision d’être restée dans ce pays.

J'y pense maintenant. Je ne sais pas comment j'ai fait. Mais je suis passée à travers. Donc maintenant ça va bien, a confié l’étudiante.

C'est une chose de vivre un confinement chez soi, ici, en Acadie. C'est autre chose de vivre la pandémie à l'autre bout du monde dans un pays où on ne parle pas ta langue. Marie-France Robichaud a constaté qu'elle a une force qu'elle ne soupçonnait pas avant l'arrivée du coronavirus.

Je ne sais pas si c'est le bon mot : ‘’résilience’’. Ou l'endurance. C'est sûr que j’ai plus d'endurance que je pensais. J'ai cru que j'allais faire plus de crises de panique ou d’angoisse. J'étais étrangement calme. Puis, des fois, ça m'inquiétait comment calme que j'étais, a souligné la jeune femme.

Le confinement c'était un moment de réflexion sur qu'est-ce que je veux faire plus tard. C'est sûr qu’il y a eu des questions existentielles parce que t'es toujours toute seule ou à l'intérieur, a-t-elle ajouté.

Maintenant, Mme Robichaud profite d'un congé pendant l'été. À l'automne elle reprendra ses études en photo. Comme tout le monde, elle redoute une deuxième vague du coronavirus. Pour tout de suite elle n'ose pas y penser.

En Italie, il y avait plus de 12 600 cas actifs de la COVID-19 le 29 juillet. Près de 246 500 personnes ont été infectées jusqu'à présent et plus de 35 000 personnes en sont mortes.

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