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La matinale

Avec Martine Blanchard

En semaine de 6 h à 10 h au N.-B.,
9 h à 10 h en Atlantique (9 h 30 à 10 h 30 à T.-N.-L.)

L'appel à l'aide de la mère d'un adolescent autiste de la Péninsule acadienne

Rattrapage du lundi 27 juillet 2020
Annie Haché avec son fils Andy souriants.

Annie Haché avec son fils Andy

Photo : Gracieuseté

La mère d'un adolescent autiste de la Péninsule acadienne lance un appel à l'aide. Annie Haché demande que les écoles prennent en compte les besoins des élèves à besoins spéciaux, comme ceux de son fils.

Annie Haché a dû quitter son emploi d'infirmière à cause de son état de santé. Cela lui permet de s’occuper de son fils Andy. L’adolescent de 15 ans est atteint d'un trouble du spectre de l'autisme sévère et il est non verbal. Pour cette mère de famille, s’occuper de son fils est devenu un emploi à temps plein en quelque sorte, et ce, surtout depuis qu’il n’y a plus de classes.

Ç'a été difficile parce que quand l'école a arrêté, [...] il allait pleurer pour aller à l'école. Ça faisait partie de sa routine. Puis quand l'école a arrêté, comme ça pendant trois semaines, lui il demandait l'école sans arrêt. Il ne voulait pas rester à la maison. Mais on ne pouvait pas sortir en nulle part vraiment, a confié Mme Haché.

Avec la fermeture des écoles, Mme Haché et son conjoint ont dû prendre en main l’éducation de leur fils en plus de lui attribuer les soins quotidiens.

Je n'avais plus les heures où il va à l'école. La partie apprentissage tu laisses ça pour l'école. Puis tu as quand même quelques heures pour toi. Ça, je ne l’avais plus.

Annie Haché, mère

Alors que la majorité des élèves ont bénéficié d’un programme d’éducation en ligne durant la pandémie, pour les adolescents autistes comme Andy, ce n'est pas toujours possible de participer à des activités à distance. En fait, Mme Haché déplore le manque d'un programme adapté pour les enfants qui en ont besoin en temps de pandémie.

Quand ils font des changements dans les programmes, ils vont les faire comme ça, en ligne. C'est pour les enfants plus neurotypiques. Pour nos enfants qui ont des programmes particuliers, puis en plus qui ont besoin encore plus d'aide, on n'a pas eu personne qui est venu nous aider. On n'a pas eu des programmes particuliers, a expliqué la mère de famille.

La famille s'estime chanceuse d’avoir pu compter sur l’appui de leurs proches pour accomplir des tâches aussi banales que faire les courses. Elle a aussi reçu un appui à distance du centre SACCADE du Québec, un centre d'expertise en autisme qui offre des services aux familles comme la sienne.

Cet automne, Andy doit faire la transition vers la polyvalente W-A-Losier de Tracadie. Son aide-enseignante le suivra, ce qui devrait rendre l'adaptation plus facile.

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