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Seule, une mère doit rembourser une partie de sa prestation d'urgence

La matinale

Avec Martine Blanchard

En semaine de 6 h à 10 h au N.-B.,
9 h à 10 h en Atlantique (9 h 30 à 10 h 30 à T.-N.-L.)

Seule, une mère doit rembourser une partie de sa prestation d'urgence

Rattrapage du jeudi 2 juillet 2020
Isabelle Villeneuve avec un chat en arrière plan sur la table de la cuisine

Isabelle Villeneuve est une mère monoparentale de Bathurst. Elle doit maintenant rembourser le gouvernement fédéral pour des prestations qu'elle aurait reçues en trop de la PCU.

Photo : Gracieuseté

Une mère de famille monoparentale de Bathurst promet de se battre pour éviter de rembourser une partie de la Prestation canadienne d'urgence, mieux connue par son acronyme PCU.

Le jour de la fête du Canada, Isabelle Villeneuve a appris que le gouvernement fédéral lui demande de rembourser 2000 $ puisque selon Ottawa elle aurait perçu des prestations en trop depuis le début avril.

La femme de 48 ans qui est veuve et mère monoparentale d'une adolescente de 14 ans se souviendra longtemps de la COVID-19. Sa situation est complexe.

Pour commencer au début de la pandémie, elle a attrapé une bronchite et elle a dû quitter son emploi dans une quincaillerie à Bathurst. Elle a essayé de retourner au travail après quelques semaines, mais elle tousse encore. Les clients pensent donc qu'elle a la COVID-19.

Le 25 mars elle fait une demande pour l'assurance-emploi et la reçoit. Ensuite elle obtient la PCU. Elle a donc touché les deux revenus au même moment. Elle l’a fait sans aucune malice, assure-t-elle en affirmant qu’il y a trop de confusion au début du programme.

Le gouvernement m'avait donné ces montants-là. C'est le gouvernement qui était confus. Puis il ne devrait pas me l'enlever à de cause que moi j'avais fait une application sous pleine honnêteté. Je n'ai pas essayé de commettre de la fraude. Il n'y avait pas vraiment de façon de vérifier au début si les gens avaient fait des doubles applications. J'étais honnête dans mes applications. Puis je ne croyais vraiment pas que j'allais devoir repayer un tel montant, a expliqué Mme Villeneuve au journaliste Michel Nogue.

Mise à jour

Depuis la diffusion de ce reportage, le ministère fédéral de l'Emploi et du Développement social a fait parvenir à Radio-Canada Acadie une réponse écrite à une série de questions sur la Prestation canadienne d'urgence.

Par contre une porte-parole ne répond pas directement à la question à savoir combien de personnes doivent rembourser des trop-perçus. Elle n'indique pas non plus quels sont les recours possibles pour les gens qui se retrouvent dans la même situation qu'Isabelle Villeneuve.

Dans un courriel cette porte-parole se limite à expliquer que les demandeurs de la PCU ont reçu un premier paiement de 2000 $ en guise d'avance pour les quatre premières semaines de prestations. Le gouvernement fédéral voulait ainsi venir en aide aux personnes dans le besoin le plus rapidement possible.

Depuis le 14 juin, le gouvernement fédéral n'offre plus cette avance de 2 000$. Aucun représentant fédéral n'était disponible pour une entrevue sur le remboursement de la prestation.

De plus, en janvier sa fille a été placée en famille d'accueil et elle a perdu l'allocation familiale. Depuis ce temps-là, elle a récupéré la garde de sa fille, mais elle ne reçoit toujours pas l'allocation. Elle se sent prise entre des fonctionnaires provinciaux et fédéraux.

C'est une partie de hockey comme que je le vois avec le bureau du Développement social qui dit que la petite est encore sous sa tutelle même si elle habitait chez moi durant la pandémie. Puis avec plusieurs rencontres et conférences, finalement, le 3 juin j'ai repris la garde légale de ma fille. Mais je n'ai toujours pas reçu l'allocation familiale pour enfant, a expliqué la mère de Bathurst.

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