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Dépendance : la consommation serait plus forte en confinement

La matinale

Avec Martine Blanchard

En semaine de 6 h à 10 h au N.-B.,
9 h à 10 h en Atlantique (9 h 30 à 10 h 30 à T.-N.-L.)

Dépendance : la consommation serait plus forte en confinement

Rattrapage du lundi 22 juin 2020
Luc Desjardins, chef de service au centre Portage Atlantique à Cassidy Lake, au Nouveau-Brunswick.

Luc Desjardins, chef de service au centre Portage Atlantique à Cassidy Lake, au Nouveau-Brunswick.

Photo : Gracieuseté

La tentation de consommer de l'alcool et des drogues est plus forte que jamais pendant le confinement. Les responsables d'un centre de traitement des dépendances veulent donc rappeler qu'ils sont encore là, et ce, malgré la COVID-19.

Portage Atlantique a dû mettre en place toute une série de mesures pour assurer que les résidents et le personnel restent en santé.

Le centre de réadaptation pour des jeunes adultes qui souffrent de problèmes de dépendances a créé ce qu'il appelle de l'induction pour permettre de relancer les admissions au centre.

Des maisons mobiles avec 10 chambres et des locaux où le personnel peut tenir des réunions de groupe et organiser des activités ont ainsi été installés.

Cinq éducateurs se sont portés volontaires pour travailler avec les jeunes en vase clos pendant 14 jours. Après cette période de quarantaine, les résidants sont transférés dans la maison principale où ils poursuivent leur traitement pour un autre cinq mois.

Le journaliste Michel Nogue en a parlé avec le chef de service chez Portage atlantique. Luc Desjardins constate que ces retraites fermées ont quand même de bons côtés.

Je pense que c'est important de continuer à faire connaître nos services. Et aussi de mentionner comme quoiqu’on admet toujours des jeunes en traitement. Puis que les services sont aussi forts qu'ils étaient auparavant là, a expliqué M. Desjardins au journaliste Michel Nogue.

La plupart des jeunes qui ont un problème de consommation de substances, c'est du monde très à risque. Dans le sens qu'ils vont avoir beaucoup de difficulté à respecter le confinement à la maison. Quand ils sont en craving ou quand ils sont en manque ils ont beaucoup de difficulté à gérer le moment de tous les jours. Donc en n'ayant plus d'école aussi. À la maison, c'est tourner en rond. On s'aperçoit aussi que les chicanes de famille sont beaucoup plus fréquentes, a ajouté l’intervenant.

Durant le confinement, l’équipe du centre à Cassidy Lake dit avoir beaucoup appris. De nouvelles façons de faire ont été implantées, ce qui a entre autres donné l’occasion d’implanter des projets pilotes.

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