Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Martine Blanchard
Audio fil du mardi 15 octobre 2019

Des travailleuses d'usine de Bas-Caraquet « laissées de côté »

Publié le

Deux femmes souriantes assises à une table.
Alvana David et Lucia Godin   Photo : Radio-Canada / Michel Nogue

Les travailleuses et travailleurs d'usine de la Péninsule acadienne se sentent délaissés par les politiciens fédéraux.

Nous sommes allés à la rencontre de travailleuses d'usine à Bas-Caraquet pour discuter de la campagne électorale fédérale.

Lucia Godin travaille dans les usines de transformation de produits marins depuis plus de 20 ans. Même si elle a une jambe mal en point et qu’une machine lui envoie de petits chocs électriques pour la stimuler, elle continue de travailler.

On n’a pas grand choix, il faut qu’on travaille. Qu’on soit malade ou pas, il faut continuer. Il y a un temps que tu veux, mais ton corps va venir que tu ne pourras plus y aller-là, a confié Mme Godin.

Une femme assise sur un banc montre sa jambe sur laquelle sont collées des électrodes.
Lucia Godin doit recevoir des traitements et continuer à travailler. Photo : Radio-Canada/Michel Nogue

Alvana David s’en est toujours bien tirée. Elle a toujours trouvé de l’emploi.

Je me suis toujours arrangée pour ne pas tomber dans le trou noir. Ç’a toujours bien [été] pour moi. Je n’ai jamais eu de trouble. Je n’ai jamais eu à aller sur les bancs d’écoles, dit-elle.

Cependant, ce n’est pas tout le monde qui a cette chance. Elle affirme que de trouver de l’emploi dans la Péninsule acadienne, c’est difficile.

On a déjà trop peu d’ouvrage et je trouve que nous sommes laissés de côté. On ne peut rien faire. On est de petits pois, a analysé Mme David.

Est-ce qu’il y a quelque chose qu’un candidat pourrait leur dire pour gagner leur confiance?

Non, je n’ai même plus confiance en ça moi.

Yvette Lanteigne, travailleuse d'usine

Pensent-elles aller voter? Ce n’est pas certain.

Je ne sais même pas encore. Je ne sais même pas si je vais y aller. Qu’est-ce que ça donne? On fait rire de nous autres, a ajouté Mme Lanteigne.

Le portrait d'une femme souriante debout et chaudement vêtue.
Yvette Lanteigne Photo : Radio-Canada/Michel Nogue

Helga Haché affirme qu’elle ira voter, mais son choix est loin d’être fait.

Je vais aller voter, mais je vais me fier à mon instinct, dit-elle.

Les travailleuses d’usines doivent accumuler plusieurs semaines de travail au cours de l’été avant que leur employeur n’ait plus rien à leur confier. À l’approche de la saison froide, plusieurs doivent vivre avec l’incertitude d’avoir assez ou non de semaines de travail pour bénéficier de l’assurance-emploi.

Ce qui est décourageant, c’est que des fois, c’est 14 semaines [qu'il faut accumuler] et des fois c’est 16 semaines. Quand c’est rendu à 16 semaines, c’est décourageant, a conclu Mme Haché.

D'après les informations de Michel Nogue

Chargement en cours