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Sandra Gagnon
Audio fil du jeudi 11 octobre 2018

Table ronde :  le coming out à travers les générations

Publié le

Drapeau au couleurs de LGBT et une personne en ombre chinoise
Le 11 octobre est la journée internationale du coming out   Photo : La Presse canadienne / Canadian Press

Serge Gingras, Patrick Dunn, Émile Duchêne et Stéphane Youdoum nous racontent comment s'est passé leur coming out.

Serge Gingras a fait son premier coming out à la fin des années 70. À cette époque, les droits des homosexuels étaient à leurs balbutiements. Ce n’est que depuis mai 1969 que les actes homosexuels entre adultes consentants sont décriminalisés mais les états d'esprit n’ont pas changé du jour au lendemain. Il y a encore beaucoup de lois anti-homosexuelles. Un climat de peur s'installe et le coming out se fait de façon très discrète.

Le coming out c’est pas un événement c’est un processus, et à l’époque on ne le criait pas car on avait peur

Serge Gingras, président de Central Alberta Pride

Et il n’y a pas qu’un coming out, il y en a plusieurs, pour chaque entourage : la famille, les amis d’enfance, ceux de l’école, du travail et les autres cercles selon les activités sociales. Parfois, la personne LGTBQ doit même retourner au placard même si elle est déjà « out ». Un déménagement dans une ville aux valeurs traditionnelles, un nouvel emploi et de nouveaux collègues de travail, tout est alors à refaire. Il faut jauger, situer les personnes qui nous entourent. La vie « out » n’est alors pas vécue à 100 %. Patrick Dunn a fait son premier coming au début des années 2000.

La première fois que je l'ai dit à mes parents j’avais 13 ans et il ne m’ont pas crû, ils pensaient que j’étais trop jeune, c’est au deuxième coming out qu’il m’ont crû.

Patrick Dunn

Pour Émilie Duchesne, 24 ans, le coming n'était pas nécessaire, elle l’a fait il y a trois ans pour arrêter les questions de ses proches.

Je ne voulais pas le faire car mes amis avez une idée de qui j’aimais, mais c’est devenu apparent qu’il fallait que je le fasse pour ma famille.

Émilie Duchesne

Le coming out est le moment où une personne sait qui elle est et est prête à partager cette information. La première fois que Stéphane Youdom l’a partagé il avait seulement 3 ans et demi. Sans savoir ce que ça voulait dire, il a dit à sa maîtresse qu’il aimait un garçon. C’était au Cameroun, la réaction de l'adulte a été si violente que Stéphane a refusé sa différence pendant des années. Ce n’est qu’à l‘âge de 22 ans qu’il a accepté son attirance pour les personnes du même sexe.

Je me suis dit : soit je m’accepte et je vis ou je me refuse et je meurs. J'ai choisi de vivre.

Stéphane Youdom

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