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La paternité, encore une course à obstacles en 2021

La croisée

Avec Sandra Gagnon

En semaine de 15 h 30 à 18 h

La paternité, encore une course à obstacles en 2021

Rattrapage du jeudi 18 février 2021
Un enfant avec son père.

Le rôle du père est très important dans le développement des enfants.

Photo : getty images/istockphoto / fizkes

Les pères se heurtent encore à de nombreuses difficultés quand ils cherchent à prendre plus de place dans l'éducation de leurs enfants, affirme Carl Lacharité, professeur de psychologie à l'Université du Québec à Trois-Rivières, qui s'intéresse particulièrement à la relation entre les pères et leurs enfants.

La paternité, c'est une course à obstacles, croit Carl Lacharité

Il souligne que la relation entre les pères et leurs enfants s'est beaucoup renforcie au cours des deux dernières décennies. Les pères sont maintenant, en général, plus engagés dans l'éducation de leurs enfants et la société commence à comprendre le rôle important et spécifique qu'ils jouent dans leur vie.

Ce mouvement a d'abord été lancé par les mères au sein des familles durant les années 1970 et 1980, explique-t-il, mais commence maintenant à se traduire par des changements dans les politiques publiques. Les congés de paternité deviennent, entre autres, plus communs et de nombreuses organisations commencent à adapter leurs services pour mieux rejoindre les pères.

Carl Lacharité croit que la pandémie a amené de nombreux pères à se rapprocher de leurs enfants et à voir différemment la conciliation travail-famille. La pandémie a tout de même amené des défis dans les familles où les pères sont moins engagés dans l'éducation de leurs enfants et pour les couples séparés qui ont la garde partagée de leurs enfants.

Il admet que certains pères ne comprennent pas encore l'importance de leur rôle auprès de leurs enfants en 2021, mais ils sont moins nombreux. Leur entourage a aussi davantage tendance à leur souligner ouvertement leur manque d'engagement, affirme-t-il.

Les pères qui veulent prendre plus de place se heurtent souvent à une culture qui voit encore la mère au centre de l'éducation des enfants. Lors des rendez-vous médicaux, il n'est, entre autres, pas rare de voir le personnel médical s'adresser à la mère plutôt qu'aux deux parents, remarque-t-il.

Il croit également que la façon dont les hommes demandent de l'aide pour mieux prendre soin de leurs enfants est différente de celle des mères et souvent mal reconnue par le système de la santé et des services sociaux. Les femmes ont tendance à répéter leur demande d'aide lorsqu'elles n'ont pas de réponse, dit-il, tandis que les hommes cessent rapidement de demander de l'aide lorsqu'ils ne l'obtiennent pas rapidement.

Carl Lacharité pense aussi que les pères gagneraient à créer des réseaux de soutien entre eux comme le font souvent les mères.

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