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La croisée

Avec Sandra Gagnon

En semaine de 15 h 30 à 18 h

Visite guidée d’une rétrospective du Groupe des Sept

Rattrapage du mercredi 23 septembre 2020
Montage d'extraits de toiles.

Extraits des oeuvres de Kathleen Munn, d'Arthur Lismer, d'Emily Carr, de Franklin Carmichael et de W.L. Stevenson présentées à l'exposition.

Photo : Radio-Canada / Geneviève Potvin

À l'affiche au Musée des beaux-arts de l'Alberta depuis la fin août, l'exposition 100 Years : The Group of Seven and Other Voices célèbre les 100 ans de la première exposition du Groupe des Sept, un collectif de peintres canadiens qui a eu une influence déterminante sur l'art au pays. Geneviève Potvin a visité l'exposition en compagnie de Gwladys Jousselme, du département d'éducation du Musée des beaux-arts de l'Alberta.

Sept hommes blancs d'origine britannique, – Franklin Carmichael, Lawren Harris, A. Y. Jackson, Frank Johnston, Arthur Lismer, J. E. H. MacDonald et Frederick Varley –, se sont réunis au début du 20e siècle pour développer un art focalisé sur le Grand Nord canadien et les territoires vierges.

Ils avaient une vision du Canada (à cette époque) très sauvage, très pure avec de vastes espaces vides que partagent encore aujourd'hui de nombreux Canadiens.

Gwladys Jousselme, département d'éducation du Musée des beaux-arts de l'Alberta

L'impact du Groupe des Sept sur l'appropriation du territoire par les Canadiens et sur le développement de l'identité canadienne ne fait pas de doute. C'est là que le bât blesse, précise Mme Jousselme, parce qu'il s'agit d'une représentation idéalisée du Canada.

Ils se sont concentrés sur une facette du Canada mais en auraient oublié plus d'une. Le Canada se développait au début du siècle. Il y avait des villes industrialisées, il était peuplé de femmes et d'Autochtones qui ne sont jamais représentés dans les peintures du Groupe des Sept.

Ces territoires, qu'ils présentaient comme inconnus et qu'ils avaient l'impression de découvrir, étaient connus des peuples autochtones, qui les habitaient. Donc il y a vraiment une omission, c'est problématique.

Gwladys Jousselme, département d'éducation du Musée des beaux-arts de l'Alberta
Gwladys Jousselme devant l'affiche de l'exposition.

Gwladys Jousselme, du département d'éducation du Musée des beaux-arts de l'Alberta, présente l'exposition 100 Years : The Group of Seven and Other Voices au Musée des beaux-arts de l'Alberta.

Photo : Radio-Canada / Geneviève Potvin

L'exposition tente de corriger les faits en présentant des artistes qui étaient actifs à cette époque mais qui ont évolué dans l'ombre du Groupe des Sept. On présente certaines oeuvres de Kathleen Munn, qui avait une approche moderniste et avant-gardiste. Elle a été complètement rejetée et mise de côté par ses pairs.

Elle n'a pas été du tout comprise à l'époque. Elle avait une facture qui se distinguait fortement du Groupe des Sept.

Gwladys Jousselme, département d'éducation du Musée des beaux-arts de l'Alberta

Emily Carr, autre femme peintre, était assez rebelle et excentrique. Elle était très appréciée du Groupe des Sept mais puisqu'elle était une femme, elle ne pouvait pas exposer avec eux. Ils disaient : "elle fait partie de nous, elle appartient au groupe mais on ne peut pas l'inclure parce que c'est une femme".

L'exposition 100 Years : The Group of Seven and Other Voices (Nouvelle fenêtre) est à l'affiche présentement et jusqu'au 13 mars 2021.

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