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Le lithium, une industrie en développement en Alberta

La croisée

Avec François Joly

En semaine de 15 h 30 à 18 h

Le lithium, une industrie en développement en Alberta

Rattrapage du jeudi 9 janvier 2020
Des tiges de pompage sur des puits de pétrole dans un champ au sud de Peace River, en Alberta. Octobre 2019.

Des tiges de pompage sur des puits de pétrole dans un champ au sud de Peace River, en Alberta. Octobre 2019.

Photo : Radio-Canada / Axel Tardieu

Avec la demande de plus en plus élevée dans le monde pour le lithium, une entreprise de Calgary veut miser sur les infrastructures des industries pétrolière et gazière pour extraire ce métal qu'on retrouve dans les formations souterraines de l'Alberta.

Summit Nanotech est en train de développer un filtre avec des nanoparticules pour extraire le lithium présent dans le sol albertain. L'Association canadienne du lithium estime les ressources de l'Alberta à 6,7 millions de tonnes de lithium.

Pour l'entreprise en démarrage, il serait beaucoup plus rentable de faire ses recherches en partenariat avec l'industrie pétrolière, car l'exploitation du pétrole transporte déjà jusqu'à la surface de l'eau salée appelée « saumure ».

Le lithium est contenu dans ce qu’on appelle les saumures. C’est de l’eau dans les formations souterraines qui contient des minéraux, dont le lithium, explique Danielle Tardif, ingénieure et chef des opérations chez Summit Nanotech.

L'entreprise voudrait donc faire des économies en utilisant les puits de pétrole actifs pour tester leur technologie.

Le défi est de [réussir] à rentabiliser l'exploitation en Alberta quand nos coûts sont plus élevés et nos concentrations de lithium dans la saumure sont plus faibles.

Danielle Tardif, ingénieure et chef des opérations chez Summit Nanotech

Si aucune entente n'a encore été conclue, Summit Nanotech sent toutefois qu'il y a de l'intérêt chez certaines entreprises.
Daniel Alessi, chercheur à l'Université de l'Alberta considère que le marché pour ces technologies d’extraction du lithium prend de l’importance. Le métal est utilisé pour fabriquer notamment des batteries de voitures électriques et de téléphones cellulaires.

[Le processus] a certainement une empreinte écologique, met-il toutefois en garde, même s’il juge qu’elle sera moins importante que celle des méthodes traditionnelles comme les bassins d’évaporation.

Selon l’expert, il faudra tout de même analyser l’impact de processus d’extraction.

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