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Cannabis : les municipalités veulent une plus grosse part du gâteau

La croisée

Avec François Joly

En semaine de 15 h 30 à 18 h

Cannabis : les municipalités veulent une plus grosse part du gâteau

Audio fil du mardi 20 août 2019
Un plant de cannabis sous une lampe.

Des lampes de 1000 watts sont utilisées dans les serres pour la culture du cannabis.

Photo : Radio-Canada

Les municipalités rurales demandent à la province de changer la catégorie d'imposition des producteurs de cannabis.

Ces derniers sont soumis à la taxe foncière sur les immeubles agricoles. Or, ces municipalités estiment que leurs exploitations engendrent des coûts supplémentaires, comme l’électricité, car le cannabis est produit en serre.

Le président de l'Association des municipalités rurales de l'Alberta, Al Kemmere, veut que ces exploitations soient soumises à la taxe foncière sur les immeubles industriels.

Les producteurs de cannabis sont des commerces et non des agriculteurs surtout qu’ils ne produisent pas de produits alimentaires.

Al Kemmere, président de l'Association des municipalités rurales de l'Alberta
Un employé dans une serre de cannabis.

Une serre de cannabis peut atteindre des proportions industrielles, avec, souvent, des dizaines de milliers de plants rassemblés sous un même toit.

Photo : Getty Images / Uriel Sinai

David Caron, économiste au centre collégial de l’Alberta, explique que les terres agricoles sont moins taxées, car les revenus sont incertains.

Un agriculteur va être dépendant des intempéries, donc c’est plus difficile de bien juger si c’est grâce aux services de la municipalité qu’il a de bonnes récoltes, mais au niveau du cannabis c’est une production plus contrôlée, car elle se fait en serre.

David Caron, économiste au centre collégial de l’Alberta

Si leurs régimes changent, les producteurs de cannabis pourront toujours négocier avec les municipalités pour obtenir un allègement fiscal.

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