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Étudiants et maladie mentale, la fin de la stigmatisation?

La croisée

Avec François Joly

En semaine de 15 h 30 à 18 h

Étudiants et maladie mentale, la fin de la stigmatisation?

Audio fil du jeudi 15 août 2019
Une adolescente regarde son téléphone dans un café.

La dépression frappe davantage les jeunes de 15 à 24 ans que tous les autres Canadiens.

Photo : iStock

La rentrée universitaire est proche. Une rentrée qui apporte son lot d'anxiété pour de nombreux jeunes.

Certains la combattent, ainsi que d’autres maladies mentales, avec l'aide de médicaments comme les antidépresseurs.

John Lillico lu un livre, appuyé sur une balustrade.

John Lillico a pu choisir le traitement qu'il voulait avoir.

Photo : Radio-Canada / Camille Renarhd

John Lillico, 25 ans, est étudiant à Edmonton. Il prend des médicaments depuis un an.

Ça fait longtemps que je me sentais mal à l’aise, j’ai parlé à une amie et elle m’a suggéré d’aller voir le psychologue de l'université.

John Lillico, étudiant

Après avoir parlé au psychologue, ce dernier l’a recommandé à un spécialiste qui lui a diagnostiqué une dépression. Il lui a proposé plusieurs traitements, dont la prise d'antidépresseurs. Le traitement que John Lillico a choisi et depuis il se sent mieux.

John Lillico n’est pas le seul étudiant à vivre cette situation selon Josée Ouellette, conseillère et psychothérapeute au Campus Saint-Jean.

Je vois de plus en plus de jeunes qui viennent à l’université avec un traitement car ils sont diagnostiqués plus tôt.

Josée Ouellette, conseillère et psychothérapeute au Campus Saint-Jean

Elle ajoute que les médicaments sont une méthode de traitement, mais que la psychothérapie en est une autre, et ensemble elles sont très effficaces.

Cependant, il faut de la force pour affronter une psychothérapie complète la Dre Helen Cuddihy, directrice de la clinique de santé communautaire Saint-Thomas, qui souligne que les jeunes savent maintenant comment demander de l’aide.

Ça demande beaucoup d’introspection pour savoir qu’on a besoin d’aide, et je les encourage à faire comme John qui est allé chercher de l’aide

Dre Helen Cuddihy, directrice de la clinique de santé communautaire Saint-Thomas

D’ailleurs, John Lillico remercie son amie de l’avoir écouté. Au Canada, un étudiant sur cinq montre des signes de dépression.

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