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Sandra Gagnon
Audio fil du vendredi 10 mai 2019

Un quart de l’argent blanchi au Canada le serait en Alberta

Publié le

Des billets de devises canadiennes.
Le rapport estime à près de 47 milliards de dollars le total de l’argent blanchi au Canada en 2018.   Photo : Getty Images / joshlaverty

Un quart de l'argent blanchi au Canada le serait en Alberta, selon un rapport commandé par le gouvernement de la Colombie-Britannique et qui a été rendu public hier. L'étude visait à mesurer l'impact du blanchiment d'argent sur la flambée des prix de l'immobilier sur la côte ouest.

La place prépondérante de l’Alberta dans l’économie illicite ne surprend pas le philosophe et auteur de plusieurs livres sur les paradis fiscaux, Alain Deneault.

« On voit depuis des années le crime organisé, sous différentes formes, avoir accès à de nombreux leviers pour prospérer dans les paradis fiscaux d’une part, c’est à dire dans des pays opaques où on peut faire à peu près tout ce qu’on veut, et, d’autre part, dans des états de droit qui sont de plus en plus permissifs, qui sont de plus en plus négligents », explique-t-il.

Il s'agit toutefois d'une estimation basée sur plusieurs facteurs, dont la taille et la structure de l'économie, le taux de criminalité et les règles qui entourent le secret bancaire.

Le rapport estime à près de 47 milliards de dollars le total de l’argent blanchi au Canada en 2018. Les auteurs ajoutent toutefois qu’il s’agit d’un estimé conservateur.

Alain Deneault croit que le gouvernement fédéral pourrait en faire beaucoup plus pour lutter contre le blanchiment d’argent.

« Un politologue australien a établi un palmarès des pays où il est plus ou moins difficile de blanchir l’argent, et le Canada apparaissait parmis les pays où il est le plus facile de blanchir de l’argent parce que les critères, en ce qui concerne les prête-noms, l’identité des ayants droits dans une structure, sont très lâches », conclut-il.

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