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Des pharmaciens inquiets quant à la pénurie de médicaments

L'heure du monde

Avec Janic Tremblay

En semaine de 18 h à 19 h
(en rediffusion à 4 h)

Des pharmaciens inquiets quant à la pénurie de médicaments

Des bouteilles de médicaments et des seringues sur une table d'hôpital.

La pénurie de médicaments dans le milieu hospitalier s'est intensifiée depuis les années 2010.

Photo : Radio-Canada

Ottawa et les provinces suivent attentivement la situation de l'héparine, un médicament anticoagulant largement utilisé lors des chirurgies. Ce dernier, fabriqué à partir d'intestins de porc, pourrait se retrouver en rupture de stock en raison de la peste porcine africaine, qui a forcé l'abattage de centaines de milliers de bêtes en Asie. La journaliste Marie-France Bélanger s'est rendue dans le département de pharmacie de l'Hôpital pédiatrique Sainte-Justine, à Montréal, pour constater l'ampleur du problème.

Les pénuries de médicaments, dont plus de 60 % des ingrédients actifs seraient fabriqués en Chine et en Inde, font de plus en plus partie du quotidien des pharmaciens. Jean-François Bussières, chef du département de pharmacie de l'Hôpital Sainte-Justine, observe ce phénomène depuis des années.

« On a compté, de 2017 à 2019, à peu près 1400 produits en rupture de stock dans le réseau montréalais hospitalier. À l'échelle canadienne, c'est près de 7000 produits qui ont été en rupture de stock », explique-t-il.

Une trentaine de causes sont à l'origine du phénomène, dont la délocalisation de la fabrication des médicaments vers l'Asie et un contrôle plus étroit de la qualité des produits par Santé Canada.

Suzanne Atkinson, chef adjointe du département de pharmacie de l'Hôpital Sainte-Justine, doit consacrer une partie de son temps à gérer les stocks et à trouver des solutions. La situation de l'héparine l’inquiète.

Toutefois, Jean-François Bussières et elle ne veulent pas affoler la population. « En général, on réussit à trouver une [solution de rechange] », assure Suzanne Atkinson. Il reste que la situation est préoccupante, car en cas de rupture de stock, « on ne traite plus le patient avec le premier choix de traitement. On s'en vient en deuxième ligne avec quelque chose d'un peu moins efficace, ou quelque chose qui a plus d'effets secondaires, ou quelque chose avec lequel on est moins habitués pour certaines populations », résume-t-elle.

Jean-François Bussières évoque plusieurs solutions possibles, dont celle de stocker davantage les médicaments, une solution simple qui serait selon lui à la portée des établissements de santé.

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