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Jean-Sébastien Bernatchez
Audio fil du mercredi 27 juin 2018

SLĀV : « Est-ce que notre voix peut compter? » demande l’historien et rappeur Webster

Publié le

Des femmes sur une scène avec des costumes d'époque sont assises devant une palissade.
Le spectacle SLĀV de Robert Lepage et Betty Bonifassi est présenté au TNM de Montréal dans le cadre du Festival international de jazz de Montréal.   Photo : Facebook / Ex Machina / Elias Djemil

Les créateurs du spectacle SLĀV, présenté au Festival international de jazz de Montréal, avaient été prévenus du manque de diversité de leur production. Le rappeur Webster, également historien spécialisé dans l'histoire des Noirs au Québec, a été conseiller auprès des créateurs du spectacle.

La distribution de la pièce traitant de l’histoire de l’esclavage ne compte que deux membres de la communauté noire sur les sept chanteuses. Webster dit avoir répété aux créateurs du spectacle que cette faible représentativité était problématique. D’ailleurs, les deux chanteuses noires auraient été ajoutées à la distribution pour tenter de pallier ce problème, affirme-t-il.

On veut se voir à la télé, on veut se voir au cinéma, on veut se voir sur les planches.

Webster, historien et rappeur

Des représentants de la communauté noire soulignent régulièrement le manque de représentativité de leur communauté dans les médias et dans les productions artistiques, rappelle-t-il. Certains leur répondent que c’est leur interprétation de la situation qui est erronée.

Je suis tanné qu’on nous dise comment on devrait ressentir les choses. […] Est-ce que notre voix peut compter? Ou est-ce qu’on est juste là pour décorer?

Webster, historien et rappeur

Les chants d’esclave font, selon lui, partie du patrimoine humain, et la démarche en ce sens de Betty Bonifassi est louable, explique-t-il. « Je suis content qu’elle les prenne et qu’elle les [chante en concert], et elle le fait bien », souligne-t-il.

Le problème viendrait plutôt lorsqu’on met en scène une pièce de théâtre sur l’histoire de l’esclavage sans donner une juste place à ceux à qui appartient cet héritage.

« Quand on met en scène une pièce de théâtre à propos de l’esclavage, c’est normal de retrouver des Noirs qui jouent les esclaves. »

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