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<strong>Depuis Marie Curie, encore bien peu de femmes au panthéon de la science</strong>

L'heure du monde

Avec Jean-Sébastien Bernatchez

En semaine de 18 h à 19 h
(en rediffusion à 4 h)

Depuis Marie Curie, encore bien peu de femmes au panthéon de la science

Audio fil du mardi 7 novembre 2017
Marie Curie tient une fiole dans ses mains.

Marie Curie est le seule personne à avoir reçu deux prix Nobel dans deux disciplines scientifiques, en physique en 1903 et en chimie en 1911.

Photo : Getty image/Stringer

Cent cinquante ans après la naissance de Marie Curie, la première femme à avoir remporté un prix Nobel, seule une poignée de femmes ont reçu un tel honneur dans des disciplines scientifiques. En entrevue avec Jean-Sébastien Bernatchez, Ève Langelier, la titulaire de la Chaire pour les femmes en sciences et en génie au Québec, explique pourquoi il reste autant de chemin à faire pour atteindre la parité dans ces domaines.

La réponse facile, c'est que [les femmes] sont peu nombreuses [dans ces domaines]. Mais on reconnaît moins leurs réalisations [en raison] des stéréotypes et des biais inconscients qui affectent involontairement l'évaluation des performances.

Ève Langelier, titulaire de la Chaire pour les femmes en sciences et en génie du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG)

Stéréotypes genrés, manque de modèles féminins ou encore discrimination à l'embauche, nombreuses sont les barrières, de l'enfance jusqu'à l'entrée dans le milieu professionnel, qui freinent la poursuite par les femmes de carrières scientifiques.

Certaines décisions politiques aident toutefois à faire progresser la situation, ajoute Ève Langelier. Par exemple, il y a quelques mois, la ministre fédérale des Sciences, Kristy Duncan, a haussé le ton envers les universités en les menaçant de couper leurs subventions en recherche si elles ne proposaient pas davantage de femmes au programme fédéral d'attribution des chaires de recherche.

Et cette prise de position ferme a eu des effets rapides, selon la professeure à l'Université Sherbrooke : « Ça a vraiment fait changer les choses. Avec cet ultimatum-là, il y a [dorénavant] plus de transparence et il y a aussi des formations obligatoires à donner aux comités d'embauche. »

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