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L'heure du monde

Avec Jean-Sébastien Bernatchez

En semaine de 18 h à 19 h
(en rediffusion à 4 h)

La mobilisation citoyenne en période de pandémie: entre limites et créativité

Un homme noir montre les paumes de ses mains où il est écrit « Je ne peux respirer ».

Un manifestant clame les dernières paroles de George Floyd « Je ne peux pas respirer ».

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Les manifestations en solidarité avec le mouvement de protestation contre la brutalité policière à l'égard des Noirs se déroulent dans un contexte inédit : celui d'une pandémie où le port du masque est encouragé. Depuis la menace de la COVID-19, les mobilisations collectives doivent prendre de nouvelles formes, et leur organisation nécessite de nouvelles précautions. Jean-Sébastien Bernatchez s'est entretenu avec Pascale Dufour, professeure titulaire au Département de science politique à l'Université de Montréal et directrice du collectif de recherche Action politique et démocratie.

Qu’advient-il du droit à la manifestation dans une situation où les rassemblements sont limités à 10 personnes? Où le port du masque n’est plus interdit? Selon Pascale Dufour, la légalité de telles mobilisations pourrait être remise en question si elles venaient à se répéter.

Ces limitations n’empêchent pas les mouvements sociaux de se faire entendre. Plusieurs stratégies créatives ont été adoptées par les militants et militantes durant cette période d’incertitude. Par exemple, il est possible de faire de plus petites manifestations, comme celles qu’ont faites les infirmières, tout en respectant les mesures sanitaires. Les actions citoyennes ont également pris d’autres avenues durant la pandémie : les réseaux sociaux, les chants sur les balcons, les défilés de vélo et voiture, etc.

La professeure souligne que, malgré les actions prises, l’espace démocratique est réduit en période d’urgence sanitaire. Un rétrécissement qui s’opérait graduellement déjà depuis plusieurs années et qui s’est accéléré avec la crise.

Le retour à la normale, au sens d’enlever les états d’urgence qui peuvent exister à droite et à gauche, ça permettrait de retrouver un espace démocratique un peu plus grand, mais néanmoins, cet espace démocratique est plus rétréci ce qu’il a été dans les années 80.

Pascale Dufour, professeure titulaire département de science politique à l’Université de Montréal

Pascale Dufour donnera le cours Action collective, démocratique et politiques locales à l'ère de la pandémie à l'École d'été Politique et pandémie organisée par le CERIUM.

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