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Jean-Sébastien Bernatchez
Audio fil du mercredi 13 février 2019

Lien entre la consommation d’aliments ultra-transformés et le risque de mortalité

Publié le

Des croustilles sur un comptoir et dans un bol
Une étude publiée dans la revue de l'Association médicale américaine, le Jama Internal medecine, révèle qu'une augmentation de 10% de la consommation d’aliments ultra-transformés augmente le risque de mortalité de 14 %.   Photo : iStock

Une étude française publiée dans la revue de l'Association médicale américaine Jama Internal medecine révèle qu'une augmentation de 10 % de la consommation d'aliments ultra-transformés augmente le risque de mortalité de 14 % chez un individu. Jean-Sébastien Bernatchez s'entretient avec Mathilde Touvier, directrice de l'Équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle (EREN) à l'Université Paris 13 et à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM), et coauteure de l'étude.

Cette association était robuste, même lorsqu’on prenait en compte les modes de vie des participants, donc la consommation d’alcool, le tabac, l’activité physique ou encore l’âge et le sexe des participants, et également, la qualité nutritionnelle des participants de manière générale.

Mathilde Touvier, directrice de l’EREN à l'Université Paris 13 et à l‘INSERM

Avec cette étude, l’EREN a réussi à observer un lien de corrélation entre la consommation d’aliments ultra-transformés et le risque de mortalité, mais l’étude ne permet pas d’établir un lien de causalité directe entre ces deux données. Pour expliquer cette correspondance, les facteurs suivants devraient faire l’objet d’autres études, selon les chercheurs :

• Certains additifs alimentaires suggèrent un potentiel de risque, selon des études sur des animaux ou des organismes cellulaires.
• L’interaction entre différents additifs pourrait être nocive.
• Certains composés formés au cours des procédés de transformation sont reconnus comme cancérogènes.
• Les matériaux toxiques qui sont contenus dans les emballages de plastique peuvent migrer vers les aliments.

Pour cette étude, les données de 44 551 participants de plus de 45 ans, dont 73 % étaient des femmes, ont été analysées. Les données ont été recueillies par NutriNet Santé.

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