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L'empreinte écologique du télétravail

L'heure de pointe Toronto/Windsor

Avec Alison Vicrobeck

En semaine de 15 h à 18 h

L'empreinte écologique du télétravail

Rattrapage du jeudi 3 décembre 2020
Une femme portant des écouteurs discute avec une autre femme par vidéoconférence sur ordinateur.

Le télétravail a de nombreux avantages, mais il s'agit d'une pratique dont l'empreinte carbone est bien réelle.

Photo : iStock

Pendant la pandémie, on a constaté des pics de réduction, à court terme, de la pollution de l'air, mais le télétravail est-il plus écologique que le travail en présentiel?

La réponse n’est pas catégorique. Pour Laure Patouillard, agente de recherche à Polytechnique Montréal au CIRAIG, il y a deux facteurs : d'un côté l’augmentation de l'utilisation des technologies numériques, qui génèrent des gaz à effet de serre et face à cela, la réduction de l'utilisation des transports, donc une diminution de ces mêmes gaz. Le résultat peut varier en fonction de l’équilibre de ces deux facteurs dans un sens ou dans l’autre.

Nos communications génèrent des gaz à effet de serre

Les technologies numériques, particulièrement l’usage d’Internet, en forte augmentation en période de télétravail, génèrent des gaz à effet de serre, nous rappelle Mme Patouillard, dus, pour la moitié d’entre eux, à la consommation électrique des centres de données, des réseaux de routeurs et des appareils électroniques.

La fabrication même des terminaux utilisés est génératrice de gaz à effet de serre et l'empreinte carbone dépend largement de la façon dont les données sont consommées. La quantité de données utilisées est déterminante, mais aussi le chemin qu’empruntent ces données pour parvenir à l’utilisateur.

Courriel, téléphone ou vidéoconférence?

Les appels en vidéoconférence multiplient le poids des données échangées. La vidéo est plus gourmande que les courriels, par exemple. Une minute de vidéoconférence équivaut à l'envoi de 4 courriels moyens et à 400 minutes d'appel téléphonique, nous dit Mme Patouillard.

Laure Patouillard souriante dans la nature.

Laure Patouillard, agente de recherche à Polytechnique Montréal au CIRAIG

Photo : Avec l'aimable autorisation de Laure Patouillard

Des solutions à la portée des télétravailleurs

Pour limiter l’impact des vidéoconférences sur l’environnement, il est toujours possible de ne pas utiliser la haute définition ou de couper sa caméra quand ce n’est pas nécessaire ou d’éviter de faire des appels trop longs.

Un autre aspect, c’est d’essayer de prolonger la durée de vie de ses appareils électroniques. Si on veut amortir leur empreinte environnementale, on essaie de les garder le plus longtemps possible ou de les acheter de seconde main.

Laure Patouillard, agente de recherche à Polytechnique Montréal au CIRAIG

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