•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L'heure de pointe Toronto/Windsor

Avec Alison Vicrobeck

En semaine de 15 h à 18 h

L'identité minoritaire racontée par François Paré

Rattrapage du lundi 28 septembre 2020
François Paré est professeur titulaire au département d'études françaises de l'Université de Waterloo.

La deuxième édition de «La distance habitée», de François Paré est publiée aux Éditions David.

Photo : D.R.

Une deuxième édition du livre La distance habitée du chercheur de renom et théoricien des littératures de la minorisation, François Paré, vient de paraître avec des changements et des ajouts.

Ce livre publié originalement en 2003 ne traitait pas de médias sociaux tels que Facebook et Twitter. De plus, l'auteur de onze ouvrages ne parlait pas des Autochtones, c'était voulu à l'époque, parce qu'en 2003, je ne me sentais pas à l'aise de parler des communautés autochtones. Je pensais que ce n’était peut-être pas la place d'une personne comme moi de le faire, mais depuis 2003 j'ai souvent parlé des littératures et des cultures autochtones, et donc j'ai ajouté dans la nouvelle édition des références à cette culture-là, qui sont très importantes pour nous au Canada.

Son but depuis les années 1990, était de créer une théorie de la minorisation. Il s'est rendu compte que d'être minoritaire, comme il l'était en Ontario, était une condition particulière et dont on avait très peu parlé.

Si Les littératures de l'exiguïté (1992, prix du Gouverneur général), était une défense des petites cultures et des cultures de la résistance, le livre La distance habitée veut plutôt montrer que la personne minoritaire est en constante négociation avec la culture dominante. Ainsi cet individu ressent différents états au cours d'une vie et parfois même au cours d'une journée ; passant de la fierté de bien parler la langue de l'autre, à l'affirmation de sa langue et culture minoritaire.

Le bilinguisme est la condition même du minoritaire, dit le chercheur. François Paré déclare aussi que ce bilinguisme représente un grand risque de glissement vers la langue dominante possiblement sans retour.

La nouvelle édition de La distance habitée est publiée aux Éditions David.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Vous aimerez aussi