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L'heure de pointe Toronto/Windsor

Avec Alison Vicrobeck

En semaine de 15 h à 18 h

L’investissement pour les entreprises francophones reçoit un accueil mitigé

Rattrapage du mardi 22 septembre 2020
Emmanuelle Meyer, vice-présidente de l'Association des femmes d'affaires francophones (AFAF).

Emmanuelle Meyer, vice-présidente de l'Association des femmes d'affaires francophones (AFAF).

Photo : Avec l'autorisation d'Emmanuelle Meyer

Alors que le gouvernement ontarien a annoncé mardi l'investissement d'un demi-million de dollars pour promouvoir le développement économique francophone de la province, une entrepreneuse de Toronto s'inquiète de voir les francophones confinés dans leur communauté.

L'argent investi doit servir à la création d'une plateforme baptisée Réseau économique francophone et à l'organisation d'une campagne de promotion des produits et services offerts par des compagnies franco-ontariennes prévue cet hiver.

Selon Emmanuelle Meyer, présidente de l’Association des femmes d’affaires francophones, le plan du gouvernement Ford est toutefois encore flou.

Est-ce pour faire partie d’une bulle francophone et on reste un petit peu confiné dans notre communauté ou est-ce au contraire un outil pour faire partie de la globalité de l’économie canadienne ?, se demande-t-elle.

Si elle admet que toute aide est bonne à prendre dans le contexte actuel, elle estime que de créer une plateforme spécifiquement francophone n’aura pas d’effet sur les défis auxquels font face toutes les entreprises aujourd'hui, qu'elles soient francophones ou non.

Est-ce que vous croyez que le premier réflexe qu’on a pour acheter du dentifrice, c’est essayer d’acheter du dentifrice en français? On essaie d’acheter du dentifrice, tant mieux si l’on en trouve en français, constate-t-elle.

Cessons de mettre les francophones dans une petite case en nous donnant de temps en temps une petite carotte et en nous faisant croire que c’est ça l’équilibre canadien entre le français et l’anglais.

Emmanuelle Meyer, présidente de l’Association des femmes d’affaires francophones

Pour elle, la réponse doit être une approche globale.

Ce qui conviendrait, ce serait de mettre systématiquement en parallèle tous les produits en français et en anglais, ce serait la véritable façon d’être notre pays, c’est-à-dire bilingue, préconise-t-elle.

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