•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L'heure de pointe Toronto/Windsor

Avec Alison Vicrobeck

En semaine de 15 h à 18 h

La pandémie met de l'avant les inégalités entre les hommes et femmes

Rattrapage du mercredi 13 mai 2020
Une mère fait l'école à la maison à ses enfants.

Le confinement et la pandémie permettent de mettre de l'avant l'importance et la charge du travail domestique.

Photo : iStock

Les effets économiques et sociaux de la pandémie ne sont pas les mêmes chez les hommes et les femmes.

Les femmes de 25 à 54 ans ont un taux de perte d’emploi deux fois plus important que celui des hommes du même âge, selon les données de Statistique Canada. 70 % des personnels de santé et des travailleurs sociaux sont des femmes, contre 41 % tous secteurs d’emploi confondus, indique sur son site l’Organisation mondiale de la santé.

Les secteurs de l’hospitalité et du service sont généralement plus précaires, moins bien payés et à temps partiel, souligne Daphné Baldassari, chercheuse associée au Institute for Gender and the Economy à l’École de gestion Rotman de l'Université de Toronto.

Elles doivent gérer ce travail à la maison tout en gérant un risque d’être confronté de manière constante à l’épidémie.

Daphné Baldassari

Ce qui fait que cette crise est particulière, c’est que nous avons la fermeture des écoles et des [garderies], note la chercheuse. Ces fermetures se traduisent par près de quatre heures de travail supplémentaires à la maison.

Daphné Baldassari souhaite que la crise permette une prise de conscience massive de toutes ces inégalités. On se rend compte de l’importance du travail domestique et du travail de garde d’enfants qui est généralement non payé ou très peu rémunéré. Ça va peut-être changer les normes sociales, espère la membre du Institute for Gender and the Economy.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Vous aimerez aussi