•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Regard sur l’effort de guerre des Noirs et des Asiatiques

L'heure de pointe Toronto/Windsor

Avec Alison Vicrobeck

En semaine de 15 h 30 à 18 h

Regard sur l’effort de guerre des Noirs et des Asiatiques

Audio fil du lundi 11 novembre 2019
Deux soldats noirs sont assis sur une petite boite et lave des vêtements dans une petite poche en tissu remplie d'eau. Ils sourient.

Deux soldats afro-canadiens en 1916.

Photo : Bibliothèque et Archives Canada/Défense nationale du Canada

L'historien Marcel Martel se penche sur la place occupée par deux groupes dont l'histoire est moins connue pendant la Première Guerre mondiale : les Asiatiques et les Noirs.

On estime à environ 1000 le nombre de Noirs enrôlés entre 1914 et 1918. Même en temps de guerre, les préjugés racistes étaient plus forts que l'idée de défendre les citoyens.

Selon Marcel Martel, professeur, titulaire de la Chaire Avie Bennett Historica Canada en histoire canadienne et membre de la Société royale du Canada, les Noirs qui se présentaient à un poste du recrutement pour s'enrôler en août 1914 étaient refusés sous prétexte que la guerre qui se déroulait en Europe en était une entre Blancs .

À l’époque, il est hors de question d'avoir un soldat noir qui va tirer un Allemand blanc ou un Autrichien blanc, raconte Marcel Martel.

Des pressions seront exercées par des leaders de la communauté noire dans le pays, dont en Nouvelle-Écosse, et à Windsor.

Un régiment composé uniquement d'hommes noirs sera formé en juillet 2016.

En Europe, en plus de creuser et réparer les tranchées, on leur confiera surtout le transport de l'armement et des malades.

Volontaires d'origine japonaise, membres d'un contingent canadien appelé le 10e bataillon (photo prise en France en 1917).

Volontaires d'origine japonaise, membres d'un contingent canadien appelé le 10e bataillon (photo prise en France en 1917).

Photo : NAJC (SACHI OTA)

L’historien rappelle que les Asiatiques ont été confrontés aux mêmes préjugés que les Noirs.

À Vancouver et Victoria,où se retrouvaient les membres des communautés chinoises et japonaises, frappaient aux portes des centres de recrutement afin de participer à la guerre.

Les hommes d'affaires offraient même au gouvernement fédéral de payer pour l'équipement d'un régiment formé de Chinois et de Japonais. On va même payer leurs frais de déplacement, signale Marcel Martel.

Lorsqu'il est devenu plus difficile de convaincre les blancs de s'enrôler, en 1916, le gouvernement s'est retourné vers ceux qui ont été refusés. Certains Asiatiques répondront à l'appel. Certains refuseront d'y investir du temps.

Des centaines de Chinois et Japonais se sont finalement enrôlés entre 1916 et 1918.

Les tribunes de Radio-Canada.ca font peau neuve

Les tribunes de Radio-Canada.ca sont actuellement fermées pour permettre de grandes rénovations destinées à rendre votre expérience encore plus agréable.

Quelques points à retenir:

  • Vos nom d'usager et mot de passe demeurent inchangés
  • Les commentaires publiés ces derniers mois seront transférés graduellement
  • La modération des commentaires se fera selon les mêmes règles.
Nous croyons que ce changement rendra votre expérience sur Radio-Canada.ca encore plus intéressante et interactive.

À plus tard!

L'équipe de Radio-Canada.ca

Vous aimerez aussi