Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Serge Olivier
Audio fil du lundi 22 avril 2019

L’Espagne de la Renaissance sous la loupe de Guy Lazure

Publié le

Guiy Lazure en studio devant un micro.
Guy Lazure, professeur d'histoire moderne à l'Université de Windsor, explique comment il a découvert le catalogue de la bibliothèque Fernand Colomb.   Photo : Lisette Leboeuf

Guy Lazure est professeur d'histoire moderne à l'Université de Windsor. Il s'intéresse à la Renaissance espagnole et plus particulièrement aux érudits de la ville de Séville à cette époque. Il est notre chercheur de la semaine.

Le professeur Lazure a fait récemment la découverte d’un manuscrit important. C’est un catalogue de la bibliothèque Fernand Colomb, le second fils de Christophe Colomb.

La bibliothèque de Fernand Colomb est importante parce que c’est l’une des plus grandes collections au début du 16e siècle. Ce manuscrit est un catalogue avec des résumés des ouvrages. Il va permettre de beaucoup mieux connaître la collection des livres en grande partie disséminés ou perdus.

Guy Lazure, professeur d’histoire moderne, Université de Windsor

Guy Lazure a découvert ce manuscrit à Copenhague. Un ambassadeur du Danemark à la cour d’Espagne avait acheté des manuscrits à la fin du 17e siècle, dont ce catalogue de la famille Colomb.

À la mort de l’ambassadeur, une partie de sa collection a été achetée par le savant islandais Árni Magnússon (1663-1730), autre collectionneur d’ouvrages. Il l’a ensuite légué à l’institution danoise où il était professeur et bibliothécaire.

Un intérêt de longue date

Dès son doctorat, Guy Lazure s’est intéressé aux humanistes de la ville de Séville aux 16e et 17e siècles. Qu’est-ce qu’il y’avait de particulier à Séville à cette époque?

Il compare Séville à Lyon, Florence, Anvers. Une ville d’immigration et une ville marchande aussi, l’épicentre du commerce avec le Nouveau Monde.

Les marchands ne sont pas des hommes de lettres au départ, ils le deviennent.

Guy Lazure, professeur d’histoire moderne, Université de Windsor

On connaissait Séville comme ville de commerce, mais peu comme ville de lettres. Pourtant, elle est restée le premier centre de l’imprimerie en Espagne pendant longtemps.

La carrière dans le domaine des lettres est devenue un outil de promotion sociale à Séville à cette époque.

Guy Lazure, professeur d’histoire moderne, Université de Windsor

Juan de Aguijo est un exemple de ces fils de marchands qui préfèrent le domaine des lettres et se font mécènes. C'est un de ces fils de bourgeois qui sont élevés et destinés à prendre la succession de leur père dans le commerce et certains laissent tout tomber pour devenir poète ou mécène. Le principe n'a pas beaucoup changé en 400 ou 500 ans.

Cervantes ou Lope de Vega ont été attirés à Séville par des mécènes comme lui. Ils célèbrent et écrivent des textes pour les séduire.

Chargement en cours