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Martine Blanchard
Audio fil du mercredi 4 avril 2018

Plaisir du printemps : transformer du sirop d'érable à domicile

Publié le

Mathieu Bélanger en compagnie de son père Jean-Luc Bélanger.
Mathieu Bélanger en compagnie de son père Jean-Luc Bélanger.   Photo : Radio-Canada / Amélie Gosselin

Jean-Luc Bélanger possède une petite érablière sur son terrain à Haute-Aboujagane, au Nouveau-Brunswick. L'homme maintenant à la retraite fabrique son sirop, non pas pour le vendre, mais pour le simple plaisir de sucrer le bec de sa famille.

J'ai acheté des chaudières tranquillement, j'en avais 20 la première année et maintenant j'ai 125 entailles.

Jean-Luc Bélanger
Jean-Luc Bélanger devant le poêle qui transforme l'eau d'érable en sirop.
Jean-Luc Bélanger devant le poêle qui transforme l'eau d'érable en sirop. Photo : Radio-Canada/Amélie Gosselin

Cette passion lui vient de loin. « J'avais un oncle qui faisait du sirop, on dirait que c'est resté dans le sang », partage-t-il.

Les nombreux acériculteurs qu'il a rencontrés pendant 25 ans lui ont également communiqué la passion de produire du sirop d'érable.

Jean-Luc Bélanger surveille la température du poêle.
Il faut s'assurer que la température est constante. Photo : Radio-Canada/Amélie Gosselin

Avant la retraite, Jean-Luc Bélanger travaillait en finance à Saint-Quentin, où sa femme et lui ont élevé leurs enfants.

L'intérêt de produire son propre sirop réside surtout dans le plaisir de le partager avec ses enfants et ses petits-enfants.

Mes petits-enfants viennent et ils veulent m'aider. Ils s'amusent en goûtant l'eau dans toutes les chaudières.

Jean-Luc Bélanger
Plusieurs fois par jours Jean-Luc Bélanger enlève l'écume sur l'eau d'érable qui bout.
Plusieurs fois par jours Jean-Luc Bélanger enlève l'écume sur l'eau d'érable qui bout. Photo : Radio-Canada/Amélie Gosselin

Mathieu Bélanger admire son père et ses connaissances. Il a lui-même entaillé une cinquantaine d'érables chez lui, à Shediac. Il récolte son eau d'érable et l'amène chez son père pour la faire bouillir et profiter des installations qui se sont améliorées avec les années.

Jean-Luc Bélanger possède une petite érablière familiale de 125 entailles.
Jean-Luc Bélanger possède une petite érablière familiale de 125 entailles. Photo : Radio-Canada/Amélie Gosselin

Des liens particuliers se développent entre les deux hommes. Ils échangent des trucs et imaginent de nouvelles façons de mieux récolter l'eau d'érable.

L'eau d'érable s'accumule lentement au fond de la chaudière.
L'eau d'érable s'accumule lentement au fond de la chaudière. Photo : Radio-Canada/Amélie Gosselin

La saison est courte, avoue Jean-Luc Bélanger, mais sa passion le suit toute l'année. « J'y pense 12 mois par année. Ce qu'on pourrait faire mieux, chercher de nouveaux chalumeaux moins dommageables pour les arbres », lance-t-il.

À quelques mètres de la route, la propriété de Jean-Luc Bélanger est facilement reconnaissable avec ses érables où pendent des chaudières aux couvercles bleu royal. Mais Jean-Luc et Mathieu n'ont aucune envie de commercialiser leur produit. Les dégustations sont réservées aux proches seulement.

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