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Des sorties de camping écoresponsables

L'heure de pointe - Acadie

Avec Amélie Gosselin

En semaine de 16 h à 18 h,
16 h 30 à 18 h 30 à T.-N.-L.

Des sorties de camping écoresponsables

Rattrapage du mercredi 24 juin 2020
Une personne dans la nature avec son sac à dos.

Jordan, le conjoint d'Annie-Pier Beauregard, sur le sentier de Fundy.

Photo : Annie-Pier Beauregard

De bonnes nouvelles pour les amateurs de camping sont tombées ces derniers jours. Parcs Canada offre de nouveau ses services de camping et la bulle atlantique se concrétise finalement. Cependant, à l'heure d'une prise de conscience collective, comment camper dans le respect de l'environnement ?

Annie-Pier Beauregard est de Moncton, au Nouveau-Brunswick. Avec son mari et sa petite fille de deux ans, le camping écoresponsable est devenu une habitude.

Ce qui aide c’est d’avoir plus de curiosité de ce qui t’entoure. Par exemple, ma petite fille veut toujours cueillir des fleurs alors je lui dis de les laisser pour les abeilles et maintenant à chaque fois qu’elle voit une fleure elle dit : abeille. Comme adulte, j’écoute beaucoup de balados sur tout ce qui est bibitte, insecte, animal. Plus tu connais d’information sur ce qui t’entoure, plus tu le respectes.

Une famille de deux adultes et un enfant en extérieur.

Annie-Pier Beauregard et sa famille au retour d’une randonnée de 4 jours à Kouchibougouac, Murray Beach et Kemjimkujik.

Photo : Annie-Pier Beauregard

L’accès à des sites majestueux et insoupçonnés

Maxime Boudreau, son épouse Nicole Forest ainsi que leur nouvelle petite fille, sont de Moncton également. La famille fait régulièrement du camping en arrière-pays.

C’est incroyable comment ça nous donne accès à des endroits qui ne sont pas nécessairement faciles. Il faut juste s’équiper un peu en camping. Ces endroits sont souvent assez proches d’où est-ce qu’on est, quelques heures de route seulement et sont magnifiques, majestueux. On se sent vraiment choyés et privilégiés de pouvoir les visiter.

Maxime Boudreau, campeur

Camping dans l’arrière-pays

Le camping dans l’arrière-pays se pratique en pleine nature, loin de toute installation ou commodité. La plupart du temps, les emplacements ne sont accessibles qu’à pied, en ski, en raquette, en canot ou en kayak. Ils offrent généralement très peu de commodités, mais sont beaucoup moins achalandés. Ils peuvent réellement vous donner l’impression d’être à mille lieues de toute civilisation. Le camping dans l’arrière-pays est aussi appelé camping sauvage.

Source : Parcs Canada (Nouvelle fenêtre).

Une tente sous les étoiles.

Terrain de camping à Goose River, dans le parc Fundy.

Photo : Maxime Boudreau et Nicole Forest

Revenir aux sources

Maxime Boudreau souligne l'importance du contact avec la nature. On dirait que ça apporte une satisfaction supplémentaire. On se sent en quelque sorte être un homme beaucoup plus connecté à la nature en faisant ça. De se rendre à ces endroits-là avec juste l’aide de nos muscles et nos sacs à dos, ça donne vraiment un gros sentiment d’accomplissement.

Des randonneurs avec leurs sac à dos dans la nature.

Maxime Boudreau, son épouse Nicole Forest et leurs amis au quatrième jour de leur randonnée sur le sentier pédestre de Fundy.

Photo : Maxime Boudreau et Nicole Forest

Savoir s’organiser en l’absence de services

Selon Annie-Pier Beauregard, il est important de prévoir en avance sa sortie. Je ne trouve pas ça compliqué. Tu accumules des trucs au fur et à mesure, c’est sur que si tu changes tout en même temps ça devient un peu trop, mais maintenant je trouve que c’est même moins compliqué.

La campeuse donne quelques conseils comme préparer la nourriture en avance à la maison, acheter en vrac et utiliser des contenants réutilisables. Par exemple, j’ai commencé à faire du yogourt pour avoir le moins de contenants de plastiques possibles, j’utilise des couches lavables. J'emmène toutes les débarbouillettes pour nettoyer les fesses, un spray que je fais à la maison, j'amène tout ça dans un sac et je lave le tout quand je reviens à la maison. C'est la même chose pour les adultes.

Une tente dans la forêt sur un terrain de camping.

Faire du camping écoresponsable c'est aller au-delà de ramener ses propres déchets à la maison.

Photo : Annie-Pier Beauregard

Nicole Forest ajoute que leurs faits et gestes en randonnée reflètent leur désir de laisser le moins de traces possible. On reste toujours sur les sentiers pour protéger les plantes, on fait aussi des efforts au niveau des déchets, on ramène tout ce qu’on rapporte avec nous.

Sans être pessimiste on dirait qu’il y a plein de choses qui tournent mal sur la planète. Là on est en période de pandémie, on dit que c’est peut-être lié à la déforestation, ça semble vraiment réel ce qui s’en vient avec les changements climatiques. Donc c’est sûr que ceci ce sont des petits gestes, mais ça cadre dans quelque chose de plus symbolique. Chaque personne doit faire sa part. , confie Maxime Boudreau.

Un chevreuil dans la forêt.

Circuit du Cap Chignecto en Nouvelle-Écosse.

Photo : Maxime Boudreau et Nicole Forest

D'après le reportage d'Anne-Marie Parenteau.

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