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Martine Blanchard
Audio fil du vendredi 17 mai 2019

« Cette semaine, j'ai fait mon coming out »

Publié le

Quelques membres du comité des alliés de l'école Le Mascaret de Moncton.
Quelques membres du comité des alliés de l'école Le Mascaret de Moncton   Photo : Radio-Canada / Amélie Gosselin

Alya Bourque a 13 ans et elle est en 8e année à l'école Le Mascaret de Moncton. Elle a courageusement annoncé à sa mère qu'elle était lesbienne cette semaine. Au lendemain de la Journée mondiale contre l'homophobie, la transphobie et la biphobie, elle exprime sa reconnaissance envers le Comité des alliés de son école.

Un texte d'Amélie Gosselin

Le comité a aidé Alya à trouver le courage de révéler son orientation sexuelle. La jeune fille redoutait la réaction de sa mère, mais celle-ci a reçu la nouvelle de façon très positive.

Alya Bourque a fait son coming out cette semaine
Alya Bourque a fait son coming out cette semaine Photo : Radio-Canada/Amélie Gosselin

Pour beaucoup de jeunes comme moi, nos parents sont les personnes les plus importantes dans nos vies. On a peur de les décevoir ou de les fâcher.

Alya Bourque

Alia fait partie du Comité des alliés de son école. Le groupe, mis sur pied par l'enseignante Monica Lang, joue un rôle important à ses yeux et permet de partager des réalités différentes.

Ensemble, on parle beaucoup et on essaie d'aider les autres jeunes. Je prends un peu de tous les conseils et j'utilise ça.

Alya Bourque

Elle a le sentiment d'être davantage elle même maintenant que ses parents connaissent son secret. Ça faisait longtemps que je cachais ça et je ne pouvais plus, il fallait que je le dise, affirme-t-elle.

Alya pense que son expérience pourra profiter à d'autres jeunes qui vivent le même genre d'histoire.

Je ne suis pas une fille

De son côté, Emmy LeBlanc vit un autre type de réalité. Moi je me sens différente des autres parce que je n'ai aucun genre, je suis non binaire.

Emmy LeBlanc se dit non binaire
Emmy LeBlanc se dit non binaire Photo : Radio-Canada/Amélie Gosselin

Depuis longtemps, Emmy sentait qu'elle ne s'associait pas au genre féminin. À l'école, Emmy a décidé de changer son nom reçu à la naissance qui est maintenant considéré comme un dead name, expression utilisée par les personnes trans pour parler du nom d'origine.

Pour les personnes transgenres, on ne parle pas du dead name, c'est comme une insulte, ça rend inconfortable.

Emmy LeBlanc

À la suite de ce changement de nom, Emmy avoue que les gens doivent s'y habituer, autant au sein de la famille qu'à l'école. Dans son parcours, le Comité des alliés représente une autre famille et lui donne du courage. Ça me rend plus confortable de parler à mes parents pour leur dire que je ne suis pas une fille et que je n'aime pas mon nom.

Alya et Emmy pensent que toutes les écoles primaires devraient avoir un Comité des alliés.

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