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L'heure de pointe - Acadie

Avec Amélie Gosselin

En semaine de 16 h à 18 h,
16 h 30 à 18 h 30 à T.-N.-L.

Sept mythes sur le diabète

Une personne mesure son taux de glucose dans le sang.

Au Canada, près de trois millions de personnes vivent avec le diabète.

Photo : iStock

Près de trois millions de Canadiens et Canadiennes vivent avec le diabète. L'infirmière de soins à la clinique de diabète pédiatrique du Centre hospitalier universitaire Dr-Georges-L.-Dumont de Moncton, Nadia Murphy, déboulonne sept grands mythes au sujet de cette maladie chronique.

Mythe 1 : les mauvaises habitudes alimentaires causent le diabète

Ce qui cause le diabète est beaucoup plus complexe que ça, affirme l’infirmière en précisant que plusieurs facteurs entrent en ligne de compte. C’est sûr qu’avoir des habitudes alimentaires inadéquates y compris la consommation excessive de glucides simples, un mauvais contrôle des portions, manger des aliments très gras, ça peut être un risque qui peut augmenter le risque de [diabète] de type 2. Mais les gènes jouent aussi un gros rôle comme l’âge, le taux de cholestérol puis un mode de vie sédentaire.

Elle précise que les mauvaises habitudes alimentaires ne sont pas à blâmer en ce qui concerne le diabète de type 1. C’est un diabète qui se développe à l’enfance, qui touche 10% des diabétiques et c’est complètement une autre chose.

C’est une maladie auto-immunitaire, ce qui veut dire que ça n’a rien à voir avec les mauvaises habitudes ou une trop grande consommation de sucre.

Nadia Murphy, infirmière

Mythe 2 : prendre de l’insuline guérie le diabète

Le diabète ne se guérit pas, on peut le gérer du mieux qu’on peut, affirme Nadia Murphy. Elle explique que l’insuline sert à garder en vie les diabétiques de type 1.

Elle [l’insuline] aide à avoir des valeurs dans les taux normaux de glycémie, mais jusqu’à présent pour le diabète on n’a pas trouvé de guérison.

Nadia Murphy, infirmière

Pour les gens atteints de diabète de type 2, il est possible de contrôler la maladie avec l’aide de l’insuline et l’adaptation de meilleures habitudes de vie.

De passage, elle aborde un autre mythe en ce qui concerne la possibilité de guérir le diabète de type 2 en perdant du poids. C’est faux, malheureusement, parce qu’on peut avoir une excellente gestion du diabète, mais le diabète est encore là. Ce qui veut dire que si les mauvaises habitudes reviennent ou qu’on reprend du poids, on va encore avoir la présence de diabète, rapporte l’infirmière.

Mythe 3 : les personnes diabétiques de type 1 devraient restreindre leurs activités physiques

C’est absolument faux!, souligne l’infirmière. C’est le contraire, on encourage même de bouger beaucoup beaucoup, ajoute Nadia Murphy.

Pour tous les gens diabétiques et non diabétiques, l’activité physique est l’une des choses les plus importantes pour être capable d’être en forme et d’être capable justement d’avoir une bonne glycémie.

Nadia Murphy, infirmière

Elle précise tout de même que les gens aux prises avec un diabète de type 1 doivent surveiller attentivement leur condition. Il faut vérifier la glycémie beaucoup plus étroitement parce que ç’a un impact justement sur la gestion du diabète immédiat lorsqu’on fait de l’activité physique, mais à long terme c’est la meilleure protection cardiovasculaire qu’on peut se donner.

Mythe 4 : les personnes diabétiques doivent éviter toutes formes de sucre

La modération a bien meilleur goût, c’est ce qu’explique Nadia Murphy. Cette règle s’applique autant chez les gens diabétiques que ceux qui ne le sont pas, tient-elle à préciser.
Il faut avoir un contrôle des portions et aussi savoir quand prendre les sucres rapides pour avoir un impact minime sur nos glycémies.

Mythe 5 : seuls les enfants peuvent développer le diabète de type 1 et seules les personnes âgées peuvent développer le diabète de type 2

Le diabète de type 1, qu’on appelle communément diabète juvénile, se développe habituellement avant l’âge de 30 ans. Mais ça ne veut pas dire que les gens, après 30 ans, ne peuvent pas développer le diabète de type 1. Ça peut arriver, mais c’est moins fréquent, explique Nadia Murphy.

En ce qui concerne le diabète de type 2, l’infirmière note que, malheureusement, il touche de plus en plus les jeunes, surtout ceux qui sont sédentaires et qui ont une prédisposition génétique.

Mythe 6 : si on est mince, c’est impossible de développer le diabète

Nadia Murphy rappelle que les risques de développer un diabète de type 2 sont plus grands chez les gens en surpoids, mais elle souligne qu’il y a environ 15% des diabétiques de type 2 qui sont minces.

Selon Statistiques Canada, les jeunes seraient de plus en plus en touchés par le diabète de Type 2.

Même si toutes les causes du diabète sont inconnues, une mauvaise alimentation chez les jeunes et l'adulte, peut provoquer un diabète de type 2.

Photo : iStock

Le diabète de type 1, quant à lui, n’a aucun lien avec le surpoids, la plupart du temps les enfants sont très minces, répète-t-elle.

Mythe 7 : si on n'a aucun symptôme, c’est impossible qu’on soit diabétique

Le diabète de type 2 va être un diabète qui vient très tranquillement s’installer. Pour cette raison, Nadia Murphy affirme que les symptômes peuvent être moins évidents à percevoir.

Il ne faut pas tenir pour acquis que si on se sent très très bien qu’on n’a pas nécessairement le diabète. Il faut avoir des tests avec son médecin pour le justifier.

Nadia Murphy, infirmière

Contrairement au diabète de type 2, celui de type 1 peut se développer à l’intérieur de quelques mois, quelques semaines, donc on va s’en rendre compte beaucoup plus vite, précise l’infirmière.

Elle ajoute que les symptômes des deux types se ressemblent beaucoup : la soif, le manque d’énergie et le besoin de boire beaucoup. Chez les types 1, on peut même voir une perte de poids.

Avec les informations d'Amélie Gosselin

Texte Web d'Emmanuelle Robinson

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