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Demander ou non à une famille de joindre sa bulle familiale

L'heure de pointe - Acadie

Avec Amélie Gosselin

En semaine de 16 h à 18 h,
16 h 30 à 18 h 30 à T.-N.-L.

Demander ou non à une famille de joindre sa bulle familiale

Rattrapage du lundi 27 avril 2020
Une mère, un père et deux enfants sourient.

Annik Landry et sa famille n'a pas choisi de famille avec qui se jumeler pendant cette étape du déconfinement.

Photo : Gracieuseté/Annik Landry

Le 24 avril dernier, les autorités néo-brunswickoises ont présenté les premières étapes de leur plan de déconfinement. Une unité familiale peut maintenant en choisir une autre. Chaque famille n'a pas réagi à cette nouvelle mesure de la même façon. Un choix naturel pour certaines ou un choix déchirant pour d'autres, ces quatre familles racontent la première étape de leur déconfinement.

Annik Landry et sa famille reconstituée habitent Moncton, au Nouveau-Brunswick. Elle avoue ne pas sentir le besoin de se jumeler à une autre famille d’où la motivation de rester confiné à la maison.

On ne se sent pas étouffé par le confinement. On n’a comme pas senti le besoin de faire: OK, il faut se trouver une famille et rencontrer d’autres personnes.

Annik Landry

Le fait d’être en garde partagée à aussi jouer dans la balance. Qu’il aille [mon fils] chez son père toutes les deux semaines, on s’est dit qu’on est déjà uni à un autre foyer. On ne va pas ouvrir plus grand le cercle.


Une femme et un homme sont assis dans leurs escaliers à la maison.

Ginette et Jean-André Levesque ont choisi de demeurer confinés chez eux.

Photo : Gracieuseté/Ginette Levesque


Ginette et Jean-André Levesque sont les parents de trois enfants et grands-parents de quatre petits-enfants. Tous habitent la région du Grand Moncton. Impossible pour eux de faire un choix, de favoriser une famille plus qu’une autre.

Tu ne peux pas dire: toi, je te choisis et les deux autres ne peuvent pas venir! Tu ne peux pas choisir entre tes petits-enfants non plus.

Ginette Levesque

Les grands-parents qui approchent l'âge de 70 ans prennent également toutes les précautions nécessaires afin de maintenir une bonne santé et ne pas être touchés par la COVID-19. Ils ne se permettent qu’une sortie par semaine, soit pour aller faire l’épicerie.

Leurs petits-enfants pourront aller les saluer à partir de la cour, comme ils le font à l’occasion depuis le début du confinement. Comme c’est là, ils viennent dans la cour, on va sur le perron. Ils baisent les fenêtres de l’auto et nous autres on reste sur le perron.


Une famille est assise devant la porte de leur maison, un BBQ se trouve au centre. Les membres de la famille tiennent des outils à BBQ.

La famille Mallet de Dieppe, au Nouveau-Brunswick.

Photo : Casey & Co. Photography Studio

La famille Mallet a choisi de se jumeler à leurs voisins à Dieppe, au Nouveau-Brunswick. Leurs enfants ont le même âge et donc, le choix était facile.

Jolin Mallet explique que les enfants jouaient déjà au ballon à distance, se faisant des passes d’un bord à l’autre de la rue. Hier soir, les deux familles se sont réunies pour le souper.

Vivre en confinement pendant plus de six semaines, il avoue que les enfants ont dû s’ajuster aux nouvelles règles. Sa fille lui a d’ailleurs demandé si c’était vrai qu’elle pouvait aller jouer chez son voisin.

Hier, ma petite et le voisin ont passé leur après-midi dans la maison. Pour eux autres, c’était une grosse étape.

Jolin Mallet

Une famille est assise dans leur salon, deux enfants, une mère et un père.

La famille Mailhot-Moreau

Photo : Gracieuseté/Nathalie Mailhot

Quant à Nathalie Mailhot et sa famille, ils ne se sont pas arrêtés sur un choix. Puisque sa fille travaille dans une épicerie de Moncton, elle réalise que cette composante peut ajouter du stress au jumelage.

Au-delà de l’aspect social de cette nouvelle mesure, Nathalie Mailhot souhaite se servir d’un futur jumelage pour aider une autre famille.

On va l’utiliser pour aider du monde, pas pour le fun là.

Nathalie Mailhot

D'après le reportage d'Anne-Marie Parenteau

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