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L'heure de pointe - Acadie

Avec Amélie Gosselin

En semaine de 16 h à 18 h,
16 h 30 à 18 h 30 à T.-N.-L.

Vivre avec l’obésité

Rattrapage du mardi 3 mars 2020
Une femme regarde devant et sourit. Un homme, à gauche, est devant un micro dans un studio de radio.

Sylvie Martin et Jean-Sébastien Levesque

Photo : Radio-Canada

Pour la première fois cette année, le 4 mars est désigné journée mondiale de lutte contre l'obésité. Deux personnalités acadiennes de taille forte racontent fièrement leur histoire dans une société qui impose des standards de beauté bien différents.

Autrefois mannequin de taille forte, Sylvie Martin, 310 livres, est professeure de chant à Edmundston. Jean-Sébastien Levesque est humoriste, animateur et comédien de la région de Moncton. Il se décrit comme le plus bel homme de 300 livres dans l’est du Canada.

Comment se définissent-ils dans une société où la minceur est encouragée? Jean-Sébastien Levesque répond avec franchise qu’il se définit comme quelqu’un, tout simplement, mais il admet qu’il aborde son surpoids sur scène. C’est là, c’est une perception. En tant qu’humoriste, l’autodérision est toujours là, explique-t-il.

Sylvie Martin, quant à elle, explique que la réalité est tout autre pour une femme. Que le surpoids n’est pas vu de la même façon.

Elle se définit physiquement comme une grosse femme et ne voit pas de problème à s’affirmer ainsi. Elle explique que le malaise se fait plutôt sentir chez les autres. Les gens quand ils nous abordent et si la conversation tourne vers ça un peu, ils vont être mal à l’aise. Ben non, chu grosse, c’est correct, souligne Sylvie Martin.

Cette acceptation de soi qu’elle accueille aujourd’hui à l’âge adulte est le résultat d’un cheminement. Selon Sylvie Martin, les belles rencontres qu’elle a faites durant sa vie et l'approbation dans les yeux des autres ont beaucoup aidé. J’ai eu des hommes dans ma vie qui m’ont fait de très beaux miroirs, qui m’ont trouvé belle, qui m’ont trouvé belle toute nue, qui me l’ont dit et qui me l’ont fait sentir.

Être gros en 2020

Sylvie Martin souligne que le regard de la société envers les personnes en surpoids s’est amélioré, comme elle le remarque dans les médias et le domaine de la mode.

Moi à l’époque où j’étais mannequin, ce n’était pas le cas. J’allais faire un défilé et les mannequins avaient leur nom d’écrit sur leur rack à linge, moi, c’était marqué Plus. J’étais à part, j’étais à côté. Je ne faisais pas partie de la gang.

Sylvie Martin

Elle avoue qu’il reste du chemin à faire, mais remarque par exemple qu’elle voit plus de femmes de taille forte porter des bikinis à la plage.

Jean-Sébastien Levesque de son côté n’est pas entièrement convaincu. Je ne pense pas qu’on a fait beaucoup de chemin dans ce sens-là. Je pense qu’on essaie de le normaliser et ça, c’est la bonne partie de tout ça.

Accepter toutes les différences, je pense qu’on s’en va vers ça, mais je pense qu’on est encore loin de là. Je pense que les gens sont plus polis.

Jean-Sébastien Levesque

Avec les informations d'Amélie Gosselin

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