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Cellulaires à l'école : un outil pédagogique important

L'heure de pointe - Acadie

Avec Amélie Gosselin

En semaine de 16 h à 18 h,
16 h 30 à 18 h 30 à T.-N.-L.

Cellulaires à l'école : un outil pédagogique important

Rattrapage du vendredi 31 janvier 2020
Des jeunes consultent leur téléphone cellulaire.

Les réseaux sociaux sont au cœur de la vie de nombreux jeunes adultes qui s'intéressent à la politique.

Photo : iStock

Le Centre d'apprentissage du Haut-Madawaska, situé à Clair au Nouveau-Brunswick, place les nouvelles technologies au coeur des apprentissages des élèves. Dans cette école, les élèves ont droit à leurs téléphones intelligents en salle de classe, pendant les récréations et autres temps libres.

Selon deux enseignants du Centre, Joey Nadeau et Kevin Ouellette, l’interdiction des cellulaires à l’école n’est pas la solution. Il vaut mieux autoriser son utilisation et le présenter comme un outil pédagogique pratique.

Joey Nadeau, qui enseigne en 7ième et 8ième année, estime que près de 80 % de ses élèves ont un cellulaire. En salle de classe, il met de l’avant le potentiel du cellulaire comme outil d’apprentissage.

Je n’interdis pas le téléphone cellulaire, ça peut être un outil fantastique. Si on a besoin de trouver l’orthographe d’un mot, ça se fait tellement vite avec un téléphone cellulaire. On l’a dans les mains, on tape deux, trois touches et on a notre définition et notre orthographe correcte.

Un homme est debout et sourit.

Joey Nadeau est enseignant de 7e et 8e année au Centre d'apprentissage du Haut-Madawaska.

Photo : Radio-Canada / Emmanuelle Robinson

Les élèves sont encouragés à l’utiliser comme outil de recherche ou comme calculatrice, par exemple.

Même son de cloche pour Kevin Ouellette qui explique que 50 % de ses élèves de la 6ième année possèdent un téléphone intelligent.

En 2020, on doit leur montrer comment utiliser ces outils-là.

Kevin Ouellette, enseignant

Les deux enseignants ont avoué cependant que l’école songe interdire les cellulaires pendant l’heure du dîner, soit pour une vingtaine de minutes durant la journée, afin de favoriser l’interaction pendant le repas.

Interdire les cellulaires à l’école: pas la solution

Kevin Ouellette affirme que les écoles qui interdisent carrément les cellulaires en milieu scolaire, comme c’est le cas des écoles en Ontario depuis novembre 2019, ne bougent pas dans la bonne direction. Moi, je crois que c’est faire un bond en arrière en 1980. Faut faire avec, c’est là. Je pense que notre rôle, c’est vraiment de les éduquer à ce niveau-là, précise-t-il.Je me dis qu’en interdisant, c’est surtout là qu’on va avoir des problèmes tandis qu’en leur donnant la liberté et en discutant avec eux autres, ils réalisent que finalement avoir un téléphone cellulaire, c’est pas si pire que ça.

Un homme est debout dans une salle de classe et il sourit.

Kevin Ouellette enseigne la 6e année au Centre d'apprentissage du Haut-Madawaska.

Photo : Radio-Canada / Emmanuelle Robinson

Des jeunes d’accord avec les limites d’utilisation

Frédérique Demers et Michaël Pelletier sont tous deux en 7ième année. Ils possèdent un cellulaire et ils sont d’accord qu’il existe des règlements rattachés à son utilisation à l'école.

Un jeune garçon est devant un tableau blanc.

Michaël Pelletier possède comme la plupart de ses collègues un cellulaire.

Photo : Radio-Canada / Emmanuelle Robinson

Pas l’interdire complètement, mais l’interdire dans les salles de classe, ça peut participer à l’apprentissage, explique Michaël Pelletier.

Une jeune fille est debout devant un tableau et sourit timidement.

Frederique Demers, élève du Centre d'apprentissage du Haut-Madawaska, a un cellulaire.

Photo : Radio-Canada / Emmanuelle Robinson

Frédérique Demers explique que contrairement à ce qui est imaginé, les jeunes n’ont pas toujours le nez devant leurs écrans à l’école. Nous autres on joue presque jamais sur nos téléphones. Sur l’heure du midi, on check si on a eu des messages, mais après ça, quand on mange, on se parle pis on a du fun.

D’après le reportage d’Emmanuelle Robinson

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